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Le quart des élèves de 4e secondaire échouent toujours en histoire

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Cette version de l'examen ministériel existe seulement depuis 2012, puisque l'épreuve avait été suspendue les années précédentes pour permettre aux enseignants de se familiariser avec le nouveau programme d'histoire, introduit en 2006 avec la réforme au secondaire.

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Daphnée Dion-Viens
Le Soleil

(Québec) L'histoire continue de donner du fil à retordre aux élèves de quatrième secondaire. Selon des chiffres obtenus par Le Soleil, le quart des élèves du secteur public a échoué à l'épreuve ministérielle de quatrième secondaire en juin 2014. Le taux de réussite est en légère baisse puisqu'il est de 75,1 %, comparé à 77,2 % pour l'année précédente.

Il s'agit de données préliminaires qui ont été transmises aux commissions scolaires par le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport, qui n'a pas encore rendu publics les résultats officiels.

Cette version de l'examen ministériel existe seulement depuis 2012, puisque l'épreuve avait été suspendue les années précédentes pour permettre aux enseignants de se familiariser avec le nouveau programme d'histoire, introduit en 2006 avec la réforme au secondaire.

Le taux de réussite de juin 2014 n'est pas le plus bas, puisqu'il était de 72,8 % en 2012.

Le président de la Société des professeurs d'histoire du Québec, Raymond Bédard, rappelle que l'enseignement de l'histoire n'est «pas toujours évident», surtout avec le programme actuel. 

Présentement, la matière est enseignée chronologiquement en troisième secondaire et présentée sous quatre grands thèmes l'année suivante, si bien que les élèves de quatrième secondaire ont l'impression d'avoir déjà vu le contenu, explique M. Bédard. «Les élèves de quatrième secondaire décrochent à cause de la redondance.» 

Réforme

Heureusement, ajoute-t-il, le ministre de l'Éducation, Yves Bolduc, a donné le feu vert à la réforme de l'histoire au secondaire, qui prévoit que l'enseignement se fera de façon chronologique sur deux ans, comme le réclamaient les enseignants. Cette nouvelle mouture sera testée sous forme de projets-pilotes l'an prochain et pourrait être implantée dans toutes les écoles secondaires à partir de l'automne 2016.  

Ces changements pourraient alors avoir un impact sur les résultats des élèves, espère M. Bédard. «On va avoir deux ans pour approfondir la matière de façon chronologique, ça va être mieux pour les élèves, qui vont avoir une vision plus globale de l'histoire», dit-il.

«Écart normal»

Ce dernier ne s'inquiète toutefois pas de la baisse du taux de réussite observée cette année. «Ce n'est pas énorme. C'est un écart normal qu'il peut y avoir d'une année à l'autre», affirme-t-il.

Cet examen comprend 21 questions à réponse courte, qui comptent pour la majorité des points, et une question à développement. M. Bédard considère que le nombre de questions devrait être plus élevé puisqu'il «suffit d'une question mal posée pour que ça paraisse sur le résultat des étudiants».

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