Droits de scolarité des Français: un enjeu de 22 millions $

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, et... (Archives La Presse Canadienne)

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Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, et le président français, François Hollande, tiennent tous deux à maintenir un traitement spécifique pour leurs étudiants.

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Daphnée Dion-Viens
Le Soleil

(Québec) Le maintien ou non du traitement de faveur accordé aux étudiants français représente un enjeu de 22 millions $ pour le gouvernement québécois.

Présentement, il en coûte 71,8 millions $ à Québec annuellement pour accueillir des étudiants français qui paient les mêmes droits de scolarité que les étudiants québécois, soit 2224 $ par année. Si leur facture grimpe pour rejoindre celle des étudiants canadiens, soit 6234 $ par année, les coûts seront alors de 49,7 millions $ pour le gouvernement québécois, selon des données transmises par l'Université du Québec mardi.

Pour sa présidente, Sylvie Beauchamp, le maintien des privilèges aux étudiants français ne représente pas une dépense mais plutôt un investissement, puisque les deux tiers des étudiants français s'établissent au Québec après leurs études. «Pour le Québec qui vit des défis démographiques, je pense que c'est un investissement, surtout en région», affirme-t-elle. 

Il s'agit d'immigrants qui parlent français et qui n'ont pas de problème de reconnaissance de diplôme, souligne Mme Beauchamp, qui réclame le maintien de l'entente actuelle.

L'automne dernier, le réseau universitaire québécois a accueilli environ 12 500 étudiants provenant de France, ce qui représente 38 % de l'ensemble des étudiants étrangers, loin devant tout autre pays. Les étudiants français sont suivis de très loin par leurs homologues chinois (9 %) et américains (8 %).

Le réseau de l'Université du Québec en accueille 3600, dont quelques centaines dans chacun de ses établissements de Trois-Rivières, de Saguenay et de Rimouski. Ces universités verraient leur nombre d'étudiants diminuer si la facture des Français augmente trop drastiquement, craint Mme Beauchamp, ce qui serait une grande perte pour la vitalité de l'enseignement en région et la diversité dans les rangs étudiants, ajoute-t-elle.

Selon une estimation de la Conférence régionale des élus de Montréal, les étudiants français permettent d'injecter 380 millions $ dans l'économie québécoise, si on tient compte notamment de leurs dépenses de logement et de subsistance.

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