Université Laval: un plan B pour maintenir l'équilibre budgétaire

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Daphnée Dion-Viens
Le Soleil

(Québec) Pour jongler avec les compressions imposées par Québec, l'Université Laval a dû se trouver un plan B puisque l'aménagement de 10 millions $ qu'elle réclamait au Conseil du trésor a été refusé.

Grâce à un autre projet informatique qui sera financé par le ministère de l'Enseignement supérieur, l'Université Laval devrait tout de même parvenir à maintenir l'équilibre budgétaire cette année, en dépit des compressions les plus importantes de l'histoire du réseau universitaire québécois.

«On a trouvé une autre solution. On a été créatif», a lancé le vice-recteur exécutif, Éric Bauce, lors d'un entretien téléphonique avec Le Soleil mardi. 

L'Université Laval avait déjà prévu lancer un projet d'environnement numérique qui permettra de suivre à la trace l'ensemble du cheminement universitaire des étudiants grâce à une plate-forme virtuelle, un projet «unique au monde», selon M. Bauce. C'est d'ailleurs l'aspect innovateur du projet qui lui a permis de décrocher un financement de 8,5 millions $ provenant du ministère de l'Enseignement supérieur qui devrait permettre à l'Université Laval d'éviter un déficit cette année. «S'il n'y a pas d'autres mauvaises nouvelles qui s'ajoutent en cours de route», précise le vice-recteur, prudent.

Plusieurs «projets ponctuels» ont toutefois dû être mis sur la glace cette année, en raison des compressions qui s'élèvent à 42 millions $, du jamais-vu à l'Université Laval. Il a toutefois été impossible de savoir quels projets spécifiques ont été retardés.

Programmes menacés

Éric Bauce considère par ailleurs que l'Université Laval réussit malgré tout à «sauver les meubles» cette année, malgré les compressions à répétition imposées par Québec. Le scénario sera toutefois différent l'an prochain. «On part avec un négatif l'an prochain», prévient-il, sans compter que l'effort budgétaire demandé risque d'être encore plus élevé.

Dans ce contexte, des programmes pourraient être suspendus ou modifiés dès l'automne prochain afin de maintenir la qualité de la formation, et ce, tant qu'une solution viable au problème de sous-financement des universités québécoises ne sera pas mise en place, explique M. Bauce.

De son côté, le président du Syndicat des chargés de cours, Puma Freytag, est très inquiet. «Le danger, c'est de remettre en question la mission même de l'Université», affirmait-il mardi matin lors d'un point de presse. «À un moment donné, on va frapper le mur. Et ce que nous propose le gouvernement Couillard, c'est ce mur», ajoute-t-il.

Puma Freytag s'étonne par ailleurs de voir que «la haute direction réagit si mollement à ces compressions», qui sont de loin supérieures à celles imposées par le précédent gouvernement péquiste. L'an dernier, le recteur Denis Brière avait dénoncé haut et fort, et à maintes reprises, les compressions de 18 millions $ imposées par le gouvernement Marois.

De son côté, le président du Syndicat des professeurs, Yves Lacouture, ne sait pas encore quels seront les impacts réels des compressions annoncées. Mais l'inquiétude est grande. «Il y a un vent de panique dans la plupart des syndicats universitaires», laisse-t-il tomber.

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