Commissions scolaires: l'opposition dénonce le «flou» de Bolduc

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La porte-parole péquiste en matière d'Éducation, Nicole Léger, reconnaît que «la situation actuelle ne fonctionne pas».

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(Québec) La démocratie scolaire et les structures du système d'éducation doivent être revues, mais le ministre Yves Bolduc entretient un «flou» qui génère beaucoup trop d'incertitudes pour les partis d'opposition.

À la lumière du faible taux de participation au scrutin du 2 novembre, la porte-parole péquiste en matière d'Éducation, Nicole Léger, reconnaît que «la situation actuelle ne fonctionne pas».

Même s'il tient à un «palier scolaire», le Parti québécois souhaite une révision de «toutes les instances décisionnelles» et est prêt à envisager une réforme de la démocratie scolaire, note Mme Léger. Mais le ministre Bolduc, qui promettait d'agir après le scrutin, «nous laisse sur notre faim», dit la députée péquiste. «On ne sait pas ce qu'il va faire», ajoute-t-elle.

Mme Léger insiste qu'il ne faut pas «embourber» les écoles avec de nouvelles responsabilités au risque de les éloigner de leur mission de réussite et de persévérance scolaires. S'il y a de la place pour des «regroupements», il faut un palier pour s'occuper de la formation, du transport et des ressources humaines, évoque-t-elle.

«Le ministre ne met rien sur la table présentement, affirme Mme Léger. On ne sait pas ce qu'il a en tête. Force est de constater que ça ne fonctionne pas, mais on ne peut pas jeter le bébé avec l'eau du bain.»

«Pas de plan»

Du côté de la Coalition avenir Québec, le député Jean-François Roberge croit que le gouvernement libéral n'a tout simplement «pas de plan» pour réformer les structures. «Jamais pendant la précédente élection, les libéraux nous ont parlé de transformer l'administration scolaire», remarque-t-il.

Le caquiste a maintes fois dénoncé le «gros sondage» de 20 millions $ que le ministre a mené en laissant la dernière élection scolaire se tenir en sachant que la participation serait anémique.

«Je crains les conséquences de l'incertitude, affirme M. Roberge. Il nous dit : "Je vais aller vite", mais tous les acteurs du réseau n'ont aucune idée d'où s'en va le gouvernement libéral. C'est fort dommage de le voir improviser comme ça.»

La faute au ministre

De son côté, la Fédération des commissions scolaires a accusé le ministre Bolduc, d'être en partie responsable du très faible taux de participation au scrutin de dimanche en «menaçant» d'abolir les commissions scolaires si les électeurs n'étaient pas au rendez-vous. «Quand dans une campagne [électorale] on met l'emphase sur peut-être qu'on va vous abolir si vous êtes élus, ça ne donne pas trop le goût», a lancé lundi sa présidente, Josée Bouchard.

Concernant la réforme à venir, Mme Bouchard affirme vouloir travailler «en collaboration» avec le gouvernement, mais s'inquiète de son empressement à agir. 

Avec Daphnée Dion-Viens

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