Commissions scolaires: le statu quo n'est plus possible

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Le taux de participation anémique au scrutin de dimanche ne signifie toutefois pas l'abolition pure et simple des élections scolaires, a indiqué Yves Bolduc, qui jongle avec différents scénarios, dont celui de tenir un scrutin conjoint avec le monde municipal, une demande de longue date de la Fédération des commissions scolaires.

Le Soleil, Pascal Ratthé

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Daphnée Dion-Viens
Le Soleil

(Québec) Avec un taux de participation «décevant» qui se situe sous la barre des 5 %, le ministre de l'Éducation, Yves Bolduc, confirme que des «changements significatifs» seront bientôt apportés aux commissions scolaires. «Le statu quo n'est plus possible. Une révision s'impose», dit-il.

Seulement 4,85 % des électeurs se sont déplacés pour aller voter au scrutin de dimanche, ce qui représente une baisse par rapport aux dernières élections scolaires de 2007, où le taux de participation était de 7,8 %. «Cette faible participation m'indique d'abord que la structure actuelle ne reflète pas les attentes de la population, notamment à cause de sa lourdeur», a affirmé le ministre Bolduc.

Ce dernier veut revoir, «d'ici quelques mois», la gouvernance, le mandat et le rôle des commissions scolaires.  «J'ai déjà annoncé qu'il y aurait un certain regroupement de commissions scolaires sur une base logique et efficace. Il y d'autres changements qui sont à venir, notamment comment on va faire pour diminuer la bureaucratie», a-t-il déclaré ce matin, sans toutefois vouloir entrer dans les détails.

Comme l'évoquait en fin de semaine le premier ministre Couillard, le gouvernement veut décentraliser pour donner «plus de pouvoir et de décision au niveau de la classe», a-t-il ajouté.

Le taux de participation anémique au scrutin de dimanche ne signifie toutefois pas l'abolition pure et simple des élections scolaires, a indiqué M. Bolduc, qui jongle avec différents scénarios, dont celui de tenir un scrutin conjoint avec le monde municipal, une demande de longue date de la Fédération des commissions scolaires. «Ça diminuerait la bureaucratie parce que si on a une seule élection au lieu de deux, il y aurait des économies à faire et on augmenterait le taux de participation», a affirmé le ministre. Même si peu d'électeurs ont voté, les commissaires et présidents qui ont été désignés dimanche sont tout à fait légitimes, a-t-il précisé.

Un projet de loi sera déposé au cours des prochains mois. «On va évaluer tous les scénarios», a répété M. Bolduc.

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