L'épreuve uniforme de français demeurera obligatoire, sauf exception

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Le ministre de l'Éducation Yves Bolduc réagissait aux critiques du Parti québécois qui l'a accusé mardi matin de vouloir diminuer les exigences en laissant entendre que la réussite de cette épreuve de français ne serait plus obligatoire pour tous.

Le Soleil, Andréanne Lemire

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Daphnée Dion-Viens
Le Soleil

(Québec) Après avoir de nouveau soulevé la controverse, le ministre de l'Éducation, Yves Bolduc, rectifie le tir. L'épreuve uniforme de français demeurera obligatoire pour tous les cégépiens, a-t-il indiqué mardi, sauf pour des «cas particuliers» qui feront l'objet d'une réflexion.

«Il n'a jamais été question d'enlever l'épreuve, elle va être maintenue. Il n'y a pas de diminution de critères au niveau de la qualité, ça va être la même épreuve corrigée de la même façon. [...] Sauf qu'il peut y avoir des cas particuliers pour lesquels on pourrait avoir une attitude différente tout dépendant de la problématique de l'étudiant», a indiqué Yves Bolduc dimanche.

Il pourrait s'agir d'un étudiant dyslexique, par exemple, qui aurait réussi toute sa formation collégiale à l'exception de son examen de français, dont la réussite est obligatoire pour décrocher son diplôme. Seules des «circonstances exceptionnelles» permettraient d'exempter un étudiant de la réussite de cette épreuve, précise-t-on au cabinet de M. Bolduc.

Le ministre de l'Éducation réagissait aux critiques du Parti québécois qui l'a accusé mardi de vouloir diminuer les exigences en laissant entendre que la réussite de cette épreuve de français ne serait plus obligatoire pour tous. «On est certainement devant une grande possibilité de diplomation à rabais et de nivellement par le bas», a déclaré mardi la députée péquiste Véronique Hivon, porte-parole de l'opposition officielle en matière d'enseignement supérieur.

L'épreuve uniforme de français au collégial est revenue à l'avant-scène la semaine dernière avec la publication du rapport Demers sur l'offre de formation au collégial.

Son auteur, Guy Demers, rappelle qu'environ 15 % des cégépiens échouent à cet examen. En tenant compte des possibilités de reprises, il s'agit d'environ 1000 étudiants qui sont privés de diplôme chaque année parce qu'ils n'ont pas réussi l'épreuve. Pour remédier à la situation, deux choix s'imposent, écrit-il : adapter le contenu des cours de français pour permettre aux étudiants qui ont de la difficulté de réussir l'épreuve ou tout simplement l'abolir.

Pas de certificat

Le ministre Bolduc n'avait pas écarté cette option au cours de la période de questions à l'Assemblée nationale la semaine dernière, en affirmant plutôt que la décision sera basée «sur le bien de l'élève».

M. Bolduc a par ailleurs affirmé mardi qu'il n'était pas question de créer un certificat d'études collégiales techniques, comme le recommande aussi le rapport Demers. Ce certificat serait remis à un étudiant qui a réussi tous les cours de sa formation technique mais qui n'a pas terminé sa formation générale, qui comprend notamment des cours de français et de philosophie.

Mais le ministre de l'Éducation a clairement fermé la porte à cette option. «Il n'y aura pas de souplesse à ce niveau-là. Tu vas être diplômé du collège ou pas. Il faut réussir tous les cours en relation avec ça.»

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