La CS des Découvreurs met en demeure une école qui refuse des coupes

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La commission scolaire des Découvreurs

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Daphnée Dion-Viens
Le Soleil

(Québec) Les compressions dans le réseau de l'éducation donnent lieu à des situations inusitées. À Québec, les membres du conseil d'établissement de l'école primaire Filteau Saint-Mathieu ont reçu une mise en demeure provenant de leur commission scolaire parce qu'ils ont refusé d'adopter le budget de l'école pour protester contre les coupes dans les services aux élèves.

«On trouve que les coupes dans le milieu de l'éducation n'ont aucun sens. On a voulu appuyer la commission scolaire dans ses revendications», explique Pascal Girard, un des parents qui siègent au conseil d'établissement de l'école Filteau Saint-Mathieu, située à Sainte-Foy.

Les membres du conseil, composé de parents et de membres du personnel de l'école, ont refusé d'adopter ce budget qui comprenait «des coupes substantielles» dans l'achat de livres pour la bibliothèque et l'aide aux devoirs, explique M. Girard. Mais cette décision leur a valu une mise en demeure de leur commission scolaire, datée du 17 octobre. Un geste qui en a surpris plusieurs.

À la commission scolaire des Découvreurs, on explique que le conseil d'établissement d'une école a le devoir d'adopter le budget, selon la Loi sur l'instruction publique. Si le conseil manque à ses obligations, la commission scolaire doit lui envoyer une mise en demeure lui donnant 30 jours pour se conformer, comme le prévoit l'article 218.2. de la Loi sur l'instruction publique, à défaut de quoi la commission scolaire devra elle-même adopter le budget, explique le directeur général, Reynald Deraspe.

«Ce n'est qu'une formalité administrative. On comprend leur geste et le message qu'ils ont voulu passer, mais il faut fonctionner», dit-il, rappelant que les commissions scolaires doivent elles aussi composer avec le budget décrété par Québec.

Selon M. Deraspe, le conseil d'établissement ne peut refuser d'adopter un budget concocté à partir des sommes octroyées par la commission scolaire. Ses membres peuvent toutefois se prononcer sur la répartition de ces sommes à l'intérieur de l'école, en demandant à la direction d'accorder davantage d'argent dans un service plutôt que dans un autre, explique-t-il.

Même si la démarche est prévue par la loi, le commissaire qui représente ce secteur, Jean-Guy Tremblay, dénonce la «manière cavalière» employée par la commission scolaire pour régler cette situation.

«La commission scolaire aurait pu expliquer sa position avant d'en arriver là», affirme celui qui se représente aux élections scolaires comme candidat indépendant.

De son côté, le vice-président du conseil d'établissement, Christophe Roy, parle d'une «communication déficiente» de la part de la commission scolaire. «Ils auraient pu en discuter avec nous avant de nous envoyer la mise en demeure», dit ce père de famille qui y voit un «possible malentendu» concernant le rôle du conseil d'établissement par rapport à l'adoption du budget.

M. Roy a finalement reçu davantage d'explications provenant de la commission scolaire mercredi, cinq jours après avoir reçu la mise en demeure.

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