ÉLECTIONS SCOLAIRES

Commission scolaire de la Capitale: un candidat prône l'abolition du scrutin

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Le centre administratif de la Commission scolaire de la Capitale

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Daphnée Dion-Viens
Le Soleil

(Québec) Robert Martel est candidat à la présidence de la commission scolaire de la Capitale, ce qui ne l'empêche pas de réclamer l'abolition des élections scolaires. Sa rivale Manon Robitaille veut au contraire que les élus scolaires, souvent perçus comme des exécutants, jouent un plus grand rôle politique.

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Robert Martel, candidat à la présidence à la commission scolaire de la Capitale

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Manon Robitaille, candidate à la présidence à la commission scolaire de la Capitale

M. Martel est un enseignant de français à la retraite qui est commissaire depuis 2007. Il considère que les commissions scolaires n'ont plus les moyens de tenir un scrutin qui ne fait pas courir les foules, dans un contexte de compressions budgétaires.

«La plupart des gens que je rencontre sont tannés d'entendre que les commissions scolaires coûtent cher pour rien. On devrait mettre fin aux élections scolaires et sauver 20 millions $», affirme-t-il sans détour, en référant au coût estimé du scrutin qui se déroulera le 2 novembre.

À la commission scolaire de la Capitale, par exemple, l'organisation du scrutin coûtera 500 000 $, une somme qui aurait plutôt dû servir à améliorer les services aux élèves et stabiliser le compte de taxes, selon M. Martel.

Pour désigner les élus, le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport devrait mettre en place un comité responsable de la sélection des candidats, estime celui qui a aussi été conseiller municipal de Loretteville, avant les fusions.

Sa rivale, Manon Robitaille, ne voit toutefois pas les choses du même oeil. Impliquée dans les différentes instances de la commission scolaire depuis 2002 et commissaire-parent depuis quatre ans, elle s'oppose farouchement à l'abolition des élections scolaires. «S'il n'y a pas d'élus, qui va représenter les intérêts du milieu? On est là pour écouter les gens et répondre à leurs préoccupations», lance cette mère de deux enfants d'âge scolaire.

Mme Robitaille veut au contraire renforcer le rôle politique des élus. «Les élus sont perçus comme des exécutants, rarement ils vont utiliser leur pouvoir d'influence pour faire changer les orientations» de la commission scolaire, explique-t-elle. «On a besoin d'avoir plus de pouvoir, d'être reconnu comme un gouvernement local et d'agir en conséquence.»

Manon Robitaille se présente d'ailleurs avec une équipe composée de candidats dans chacune des 11 circonscriptions de la commission scolaire.

«L'équipe, ce n'est pas pour avoir une ligne de parti mais plutôt pour avoir une vision commune pour l'ensemble du territoire», affirme la candidate à la présidence.

Robert Martel se présente quant à lui comme candidat indépendant pour permettre aux commissaires de s'exprimer plus librement, affirme celui qui veut aussi réduire les factures de fournitures scolaires pour les parents en début d'année.

Même s'il veut abolir les élections scolaires, M. Martel tient à préciser qu'il est contre la disparition pure et ssimple des commissions scolaires. Il se méfie des scénarios de fusions qui circulent au gouvernement mais est favorable au regroupement de services entre commissions scolaires. «Si on peut s'entendre pour des services communs, oui, c'est une bonne idée», affirme celui qui croit qu'on peut encore «sauver de l'argent quelque part».

De son côté, Mme Robitaille se questionne elle aussi sur d'éventuelles fusions. «Il y a déjà eu des fusions, mais est-ce qu'elles ont vraiment été positives?» D'éventuelles fusions peuvent nécessiter beaucoup de temps et d'énergie alors que les résultats en termes d'économies sont loin d'être démontrés, affirme-t-elle.

***

La commission en chiffres

Le territoire de la commission scolaire de la Capitale comprend les arrondissementsde La Cité-Limoilou, des Rivières et de La Haute-Saint-Charles de la Ville de Québec ainsi que Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, Saint-Gabriel-de-Valcartier et Shannon.

  • 205 000: nombre d'électeurs
  • 11: nombre de postes de commissaire à pourvoir
  • 1: nombre de commissaire élu par acclamation
  • 39 592 $: salaire actuel du président
  • 5,5 %: taux de participation au scrutin de 2007

Jour du vote : 2 novembre

Vote par anticipation : 26 octobre

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