Financement des universités: Laval appelle encore le privé à la rescousse

«On essaie d'être créatif et d'utiliser les structures... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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«On essaie d'être créatif et d'utiliser les structures qui existent déjà, explique Éric Bauce, vice-recteur exécutif de l'Université Laval. Tout le monde doit contribuer, notamment ceux qui bénéficient des étudiants qu'on forme et des innovations qu'on fait.»

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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Daphnée Dion-Viens
Le Soleil

(Québec) L'Université Laval appelle de nouveau le privé à la rescousse. Pour assurer un financement viable de l'enseignement supérieur au Québec, les entreprises devraient être mises à contribution.

C'est ce qu'on peut lire dans un mémoire déposé à la commission d'examen sur la fiscalité québécoise, rédigé par l'Université Laval et l'association qui représente ses étudiants de premier cycle, la CADEUL.

Concrètement, l'établissement propose que le Fonds des services de santé actuel (FSS), auquel contribuent déjà les entreprises, soit bonifié afin qu'il serve également à financer l'éducation postsecondaire.

La cotisation supplémentaire varierait entre 0,3 % et 0,6 % de la masse salariale, selon la taille de l'entreprise. Les PME seraient exemptées de cette cotisation, comme c'est le cas présentement pour le FSS.

Cette mesure permettrait d'injecter 1 milliard $ supplémentaire dans le financement de l'enseignement supérieur, calcule l'Université Laval.

«On essaie d'être créatif et d'utiliser les structures qui existent déjà», explique Éric Bauce, vice-recteur principal. «Tout le monde doit contribuer, notamment ceux qui bénéficient des étudiants qu'on forme et des innovations qu'on fait.»

Une formule changée

L'idée d'avoir recours au privé pour financer le réseau d'éducation postsecondaire n'est pas nouvelle. Déjà en 2010, en commission parlementaire, l'Université Laval et la CADEUL avaient proposé d'utiliser les contributions obligatoires à la formation de la main-d'oeuvre - qui représentent 1 % de la masse salariale des grandes entreprises québécoises - pour financer le réseau universitaire.

Cette fois-ci la formule a changé, mais le principe reste le même. Même si la proposition avait à l'époque été balayée du revers de la main par les représentants de l'entreprise privée, l'Université Laval revient à la charge en insistant sur le caractère «marginal» d'une telle cotisation.

Pour une entreprise ayant une masse salariale de 1 million $, la cotisation additionnelle s'élèverait à moins de 4000 $ par année, souligne Caroline Aubry, présidente de la CADEUL.

«Avec la commission sur la fiscalité, on considère que c'est le moment idéal pour remettre cette proposition de l'avant et faire des choix de société durables et réalistes dans le contexte actuel», affirme-t-elle.

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