L'école publique doit passer avant le privé, plaide Claire Pimparé

La comédienne Claire Pimparé met en relief les... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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La comédienne Claire Pimparé met en relief les problèmes de l'école publique, notamment dans les milieux défavorisés et le manque de moyens pour prendre en charge des enfants qui méritent un peu plus d'attention.

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

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Samuel Auger
Le Soleil

(Québec) Le gouvernement du Québec doit financer adéquatement l'école publique avant de subventionner aussi généreusement l'école privée, dénonce la porte-parole de la Semaine pour l'école publique, Claire Pimparé.

«On n'a pas le choix de se questionner sur le financement. Il faut se questionner sur l'école privée. Il faut être réaliste», plaide Claire Pimparé, comédienne bien connue pour son rôle de Passe-Carreau et porte-parole depuis six ans de la Semaine pour l'école publique. La Fédération autonome de l'enseignement est derrière la tenue de l'événement. 

Cette semaine, le ministre de l'Éducation Yves Bolduc a reconnu que son gouvernement étudiait l'hypothèse de réduire de moitié le financement des écoles privées, qui atteint au moins 60 %.

Claire Pimparé est d'avis que les écoles publiques et leurs besoins criants devraient passer en premier. «Le gouvernement, il doit d'abord et avant tout subventionner l'accès à l'école publique à tous les Québécois dans un premier temps. C'est là qu'il faut que l'argent aille.»

Contrairement aux écoles privées subventionnées, les établissements publics n'ont pas le luxe de refuser les élèves en difficulté ou nécessitant davantage de ressources. «Nous, on reçoit cette année au niveau de la polyvalente des jeunes de 16 ans qui n'ont pas réussi à l'école privée. Ils sont droppés : envoye, let's go, on s'en va à l'école publique!» laisse-t-elle tomber. «L'école publique a besoin de ressources, de moyens. Mais nous, on ne ferme pas la porte à personne. Tout le monde a droit à l'éducation. Tu peux réussir à l'école publique, on va te donner les moyens pour y arriver. On ne va pas te mettre dehors!»

La comédienne souligne que plus de 86 000 signalements d'enfants ont déjà eu lieu cette année auprès de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ). «C'est énorme. Et ces enfants-là ne sont pas de l'école privée. Ils sont dans l'école publique, où l'on essaie du mieux qu'on peut, avec les ressources que l'on a, de permettre à ces enfants-là d'avoir le maximum de connaissances.»

Écoles publiques et milieux défavorisés

À l'occasion du lancement de la Semaine pour l'école publique, Claire Pimparé entend lever le voile sur les vraies conditions de certaines écoles publiques. Plusieurs institutions doivent composer avec des enfants issus de milieux défavorisés, rappelle-t-elle. «Les enseignants ont une réserve de mitaines, de bottes, de tuques et de foulards, parce que l'hiver arrive. Et dans une classe, un petit garçon a des bottes, et la semaine suivante, c'est sa soeur qui les porte. On part de loin!»

La population doit accepter cette réalité parfois difficile dans les classes. «On dirait qu'on a des fois des oeillères, que l'on ne veut pas voir nécessairement ce qui se passe», conclut Claire Pimparé.

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