Légère hausse du taux de diplomation au secondaire

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Dans la région de la Capitale-Nationale, l'augmentation du taux de diplomation est toutefois moins importante que pour l'ensemble de la province, puisqu'il est maintenant de 74,7 % comparativement à 74,5 % pour la cohorte précédente.

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Daphnée Dion-Viens
Le Soleil

(Québec) Les initiatives pour lutter contre le décrochage commencent-elles à donner des résultats? Le taux de diplomation au secondaire est en légère hausse, selon les chiffres publiés jeudi par le ministère de l'Éducation. N'empêche, le quart des jeunes n'arrivent toujours pas à décrocher un diplôme avant 20 ans.

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Au Québec, la proportion de jeunes qui quittent le secondaire avec un diplôme ou une qualification en poche s'élève désormais à 75,8 %, contre 75 % pour la cohorte précédente. Dans les rangs des garçons, le chiffre est maintenant de 70,6 %, comparativement à 69,6 %.

«Ça vient confirmer la tendance que l'on observait depuis déjà quelques années», affirme le sociologue Michel Perron, professeur à l'Université du Québec à Chicoutimi et expert en matière de décrochage scolaire.

Celui-ci rappelle que depuis le lancement du plan d'action pour lutter contre le décrochage en 2009, «il y a la moitié du chemin parcouru» en vue d'atteindre l'objectif gouvernemental de 80 % de taux de diplomation d'ici 2020.

Le plus difficile à venir

Le plus difficile reste toutefois à faire. «La grande question, c'est comment on va s'y prendre pour continuer dans cette voie? Les derniers points de pourcentage sont toujours plus difficiles à obtenir», souligne-t-il.

Dans un contexte de compressions budgétaires, le couperet pourrait d'ailleurs tomber cette année sur des mesures de lutte contre le décrochage, comme la stratégie Agir autrement, qui vise à aider les écoles en milieu défavorisé. M. Perron est inquiet, mais refuse d'être alarmiste.

«Oui, il y a de l'inquiétude. Mais ce n'est pas parce qu'on touche à des services que tout s'écroule pour autant. Il faut prendre acte de la mobilisation qui s'est développée sur le terrain auprès des différents acteurs», dit-il.

À ceux qui pourraient croire que l'augmentation du nombre de qualifications vient gonfler les chiffres, M. Perron rappelle que ces nouvelles attestations existent depuis maintenant trois ans et n'entrent donc pas en ligne de compte. On pense ici à des attestations de formation professionnelle qui se sont multipliées au fil des ans, permettant de décerner une certification à des jeunes qui n'ont pas leur diplôme d'études secondaires.

À Québec

Dans la région de la Capitale-Nationale, l'augmentation du taux de diplomation est toutefois moins importante que pour l'ensemble de la province, puisqu'il est maintenant de 74,7 % comparativement à 74,5 % pour la cohorte précédente. Certaines commissions scolaires connaissent des baisses, comme les Premières-Seigneuries, alors que d'autres connaissent des hausses, comme les Découvreurs (voir le tableau).

Ailleurs au Québec, le taux de diplomation est en hausse, particulièrement en Estrie et dans Lanaudière.

Le rapport complet du ministère de l'Éducation ici.

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