Exclusif

iPad en classe: les avantages éclipsent les inconvénients

L'iPad a redonné le goût à la lecture... (Photothèque Le Soleil)

Agrandir

L'iPad a redonné le goût à la lecture à plusieurs élèves avec des applications qui rendent l'exercice interactif.

Photothèque Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Daphnée Dion-Viens
Le Soleil

(Québec) L'iPad en classe, source de distraction ou d'apprentissage pour les élèves? Selon une enquête réalisée dans une trentaine d'écoles du Québec, les avantages reliés au maniement de la tablette éclipsent les inconvénients.

Voilà ce qui ressort du deuxième volet d'une étude réalisée par l'équipe de Thierry Karsenti, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les technologies en éducation à l'Université de Montréal. Ces résultats, obtenus par Le Soleil, seront présentés la semaine prochaine à l'occasion du Sommet de l'iPad en éducation qui se déroulera à Montréal.

Ce projet de recherche en est à sa deuxième année. L'an dernier, après un an d'utilisation, le portrait était beaucoup moins rose. L'enquête avait permis de recenser une douzaine d'avantages reliés à la tablette en classe, mais aussi de mettre en évidence un «défi majeur» : l'iPad était une source de distraction pour les élèves, il devenait «un outil à double tranchant», explique

M. Karsenti.

Un an plus tard, la liste des avantages a triplé, et les élèves «sont devenus plus matures face à l'usage de l'outil», affirme le chercheur. Le constat est «largement plus positif», dit-il. 

La tablette a redonné le goût de la lecture à plusieurs, notamment grâce à des applications qui rendent l'exercice plus interactif. «Il existe des applications qui sont presque un croisement entre le jeu vidéo et le livre électronique, c'est beaucoup plus intéressant pour eux», explique M. Karsenti.

La tablette leur permet d'élargir leurs horizons, ajoute-t-il, puisque les élèves ne sont plus limités aux livres de la bibliothèque scolaire. Leur motivation grimpe aussi en flèche, les élèves étant bien sûr intéressés par le «gadget» en soi, mais aussi par le fait qu'ils peuvent plus facilement partager leurs travaux, qui ne sont plus lus que par leurs enseignants.

Devant le portable

Selon les conclusions de cette enquête, l'iPad dame même le pion à l'ordinateur portable, au grand étonnement de M. Karsenti. «Au départ, je pensais que l'ordinateur portable était supérieur, mais les élèves m'ont convaincu du contraire», affirme-t-il. L'iPad l'emporte grâce aux nombreuses applications conçues expressément pour la tablette. Les textes que les élèves de cinquième secondaire ont à rédiger ne sont pas assez longs pour justifier l'usage du portable avec clavier, ajoute le chercheur.

Même si le portrait est beaucoup plus rose qu'au départ, la discipline entourant l'iPad en classe reste toutefois un «défi majeur», reconnaît M. Karsenti. Comment empêcher les élèves de consulter leur compte Facebook ou de s'échanger des photos en classe? «Plusieurs écoles travaillent sur la responsabilisation des élèves. Dès qu'on interdit quelque chose, les élèves ont souvent le réflexe de vouloir contourner l'interdiction, alors ce n'est pas nécessairement la solution.»

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer