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Subventions aux universités: des programmes «en péril», selon Brière

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«Ça nous met vraiment dans une position de vulnérabilité» - Denis Brière, recteur de l'Université Laval

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Le recteur de l'Université Laval, Denis Brière, dénonce le flou dans lequel le gouvernement maintient les universités au sujet de l'argent qui sera disponible dans leurs coffres l'an prochain. Il exhorte Québec à mettre cartes sur table rapidement puisque, avance-t-il, trois de ses facultés pourraient être en péril s'il y a de nouvelles compressions.

Comme à la même période chaque année, la haute direction de l'Université Laval élabore ces jours-ci son budget pour la prochaine année financière. Le hic, c'est que pour 2014-2015, elle ne sait pas quoi écrire dans ses colonnes de chiffres. Selon le recteur, les informations diffèrent selon si elles proviennent de la machine administrative ou politique du gouvernement.

Pour tenter de clarifier le tout, le conseil d'administration de l'Université Laval a fait parvenir une lettre au ministre de l'Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, le 28 novembre. Comme l'a révélé le Journal de Québec plus tôt cette semaine, la missive demande de «reconfirmer son engagement du 25 février 2013, à savoir que les compressions de 2012-2013 et de 2013-2014 ne sont pas récurrentes». Celles-ci s'élevaient à 18 millions $ pour l'université.

30 millions $ à Laval

Le ministre a répliqué que son gouvernement ajoutera 262 millions $ à l'enveloppe consacrée aux universités pour totaliser 3,33 milliards $. De ce montant, 30 millions $ seraient destinés à l'Université Laval. Mais Denis Brière dit n'avoir jamais eu vent de cette somme. «Tout ce qu'on sait, c'est qu'il y aurait des nouvelles coupures», déplore-t-il, ajoutant que le gouvernement renie ainsi sa promesse de ne pas revenir à la charge avec des compressions budgétaires.

«C'est complètement inacceptable», peste-t-il, ajoutant que son établissement avait accepté, non sans grincements de dents, l'entente de l'hiver parce qu'elle était ponctuelle. De plus, explique-t-il, après avoir coupé 250 millions sur deux ans, Québec avait promis un réinvestissement de 1,7 milliard $ sur cinq ans.

Mais ces montants devaient aller à de nouveaux projets. «On va nous demander de faire des choses supplémentaires alors qu'on n'est même pas capable d'assurer la base», fait-il valoir.

D'ailleurs, les facultés des sciences et de génie, de l'administration (FSA) et de la médecine doivent renouveler cette année leur agrément de programmes, c'est-à-dire que ceux-ci doivent être approuvés en vertu de normes canadiennes pour qu'ils continuent à être offerts. L'argent dont disposent les facultés pour former les étudiants est l'un des critères essentiels. «Si on l'a pas, on ferme les portes de ces programmes-là, alors c'est sûr qu'ils sont en péril», affirme Denis Brière.

Il évoque également la difficulté à nouer des partenariats à l'étranger alors que son université doit budgéter «avec rien».

«Ça nous met vraiment dans une position de vulnérabilité», se désole le recteur, ajoutant avoir discuté avec ses homologues d'autres universités et que toutes sont exposées au même problème.

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