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Marie Malavoy songe à un sommet consacré aux enseignants

La ministre de l'Éducation, Marie Malavoy, trouve anormal... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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La ministre de l'Éducation, Marie Malavoy, trouve anormal qu'un enseignant sur cinq quitte la profession dans les cinq premières années suivant la fin de ses études.

Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Marie Malavoy souhaite redonner au métier d'enseignant ses lettres de noblesse. Parmi les options envisagées pour y parvenir, la ministre de l'Éducation songe à l'idée d'organiser un sommet consacré à la profession qui, selon elle, n'est pas suffisamment valorisée dans la province.

D'entrée de jeu, Mme Malavoy compare la situation des profs au Québec à ceux de la Finlande qui ont «vraiment une très belle reconnaissance sociale». «Chez nous, force est de constater que c'est un métier qui, souvent, n'est pas suffisamment reconnu», a déploré la ministre lors d'une entrevue accordée au Soleil en marge du lancement d'un livre à la mémoire d'Hélène Pedneault.

Elle dit avoir «depuis déjà un moment» mis sur pied un chantier sur la question afin de trouver des avenues pour mieux valoriser la profession enseignante. Plusieurs idées sont sur la table, dont celle de la tenue d'un sommet.

Selon la ministre, il faut «s'arrêter un moment pour faire à la fois des constats, un état des lieux et tracer peut-être des lignes». Elle évoque «une ou deux journées» pour faire le tour de la question. «Je pense que l'on a des choses intéressantes à discuter», ajoute la députée de Taillon qui est issue du milieu universitaire.

La ministre souligne toutefois que cela doit se faire avec les représentants des enseignants et les enseignants eux-mêmes. «Ce n'est pas un travail qui se fait en cabinet portes fermées», précise-t-elle, répétant à plusieurs reprises que rien n'est définitif. «On n'est pas en train de dire qu'on va imposer quoi que ce soit aux gens», renchérit Marie Malavoy.

Mieux intégrer les jeunes

Cette dernière se dit entre autres préoccupée par le fait qu'un enseignant sur cinq «ne tient pas le coup» dans la profession. «Ils ont une formation universitaire et ont fait des stages, donc ils savent ce qu'est une école. Mais quand ils arrivent à l'école, à l'intérieur de cinq ans, il y en a 20 % qui quittent. Ce n'est pas normal!» s'exclame-t-elle. L'élue croit qu'il faut notamment trouver des solutions pour que les jeunes s'intègrent mieux et soient mieux accompagnés en début de parcours.

La ministre de l'Enseignement estime par ailleurs être en mesure de faire avancer le dossier en 2014, mais ne précise cependant pas l'échéancier.

«Problématique en histoire»

La ministre de l'Éducation, Marie Malavoy, croit que si les élèves ont éprouvé des difficultés à réussir l'épreuve unique du cours Histoire et éducation à la citoyenneté au cours des deux dernières années, c'est signe qu'il faut réformer le programme. Le Soleil révélait mercredi que depuis le retour de l'examen ministériel en juin 2012, près du quart des jeunes de quatrième secondaire - à qui il est destiné - y avaient échoué. Ceux qui le réussissent sont cependant loin de bien réussir puisque la moyenne à l'échelle de la province, dans les écoles publiques, ne dépasse pas 67 %. «Ça démontre qu'il y a une problématique en histoire. Ça nous conforte dans la démarche que l'on est en train de faire au niveau de la consultation», a fait valoir mercredi Mathieu Le Blanc, l'attaché de presse de la ministre. 

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