Une tablette pour apprendre à écrire au crayon

La tablette de grand format est antidérapante et... (Le Soleil, Yan Doublet)

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La tablette de grand format est antidérapante et est munie d'ailettes pour bien positionner les mains. Il est également possible d'enregistrer et de visionner le travail des élèves.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Avec l'arrivée massive des technologies en classe, beaucoup de parents s'inquiètent de voir leurs enfants bouder le crayon au bénéfice du clavier. Pour que les élèves gardent la main, l'entreprise BIC a mis au point une tablette électronique munie d'un stylet et d'un écran tactile. Celle-ci est présentement testée dans quatre écoles de la province, dont Yves-Prévost, à Beauport.

«C'est essentiel que les élèves continuent à écrire avec l'aide d'un crayon», soutient Alice Fournier, directrice générale adjointe de BIC Éducation, une compagnie française justement connue pour la fabrication de ses stylos.

Son nouveau-né ne fait pas couler d'encre, mais fait plutôt apparaître des lettres sur l'écran d'une tablette imposante, antidérapante et ayant un espace pour déposer le poignet. Le stylet est muni d'une ailette qui permet aux petites mains de se positionner en écrivant, et aiderait même, selon Mme Fournier, les élèves qui souffrent de dysgraphie.

L'écriture en lettres attachées et l'écriture script peuvent être enseignées, notamment avec l'aide de «corridors» qui apparaissent à l'écran à la demande du professeur, qui contrôle de son poste le contenu des tablettes de ses élèves. Ainsi, l'écran peut servir à la fois de feuille de papier vierge et de cahier d'exercices, puisque BIC a aussi développé un logiciel pédagogique en français.

L'enseignant a la possibilité de créer des activités, de suivre le travail de ses élèves - qui peut être enregistré et visionné - et d'intervenir. Alice Fournier vante également la grande compatibilité de l'outil avec le tableau blanc interactif (TBI) puisque le contenu des tablettes peut y être projeté.

Outil de motivation

Marie-Claude Drolet, enseignante en première et deuxième année à l'école Yves-Prévost, utilise les tablettes depuis quelques mois. Elle s'en sert beaucoup pour des activités communes afin de partager au TBI ce que ses élèves écrivent individuellement. Par rapport aux produits similaires, elle croit que celui de BIC a l'avantage d'avoir un crayon, ce qui permet aux enfants de s'exercer à l'écriture. «C'est motivant pour eux», affirme-t-elle, ajoutant que son établissement se doit d'intégrer les nouvelles technologies pour être au goût du jour. Si elle se dit «très satisfaite» de la tablette, il est encore trop tôt pour tirer des conclusions ou même réclamer que celle-ci soit intégrée de manière définitive dans sa classe.

Même son de cloche du côté de la directrice, Anick Dumas, qui croit que la tablette donne le goût aux enfants de travailler. Elle croit également que celle-ci est bien adaptée pour les élèves plus jeunes, alors que l'iPad par exemple est plus utile aux plus vieux.

L'école de l'Escale et du Plateau à Charlesbourg et ainsi que deux autres établissements, un en Estrie ainsi qu'un autre à Trois-Rivières, testent les tablettes.

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