Des étudiants proposent de ne plus financer les universités selon le nombre d'inscriptions

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Le campus de l'Université Laval

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Annie Mathieu est journaliste surnuméraire au Soleil.
Annie Mathieu
Le Soleil

(Québec) Les universités québécoises ne devraient plus être financées par «tête de pipe», soit en fonction du nombre d'étudiants que compte leur établissement, mais plutôt pour leurs activités d'enseignement.

Cette nouvelle formule de financement mettrait fin à la «logique d'économie et de clientélisme», selon ses proposeurs, l'Association des étudiantes et étudiants de Laval inscrits aux études supérieures (AELIÉS) et le Regroupement des étudiantes et des étudiants de maîtrise, de diplôme et de doctorat de l'Université de Sherbrooke (REMDUS).

À l'heure actuelle, les fonds sont distribués en fonction du volume de l'effectif étudiant en équivalence au temps plein selon la discipline, ou EEETP. Cette méthode de calcul «pousse les universités vers le recrutement», soutiennent l'AELIÉS et le REMDUS, qui citent en exemple les campagnes publicitaires massives, les campus délocalisés, l'augmentation du nombre d'étudiants par classe et la multiplication des cours à distance.

Pas «juste une business»

«Il faut arrêter de penser que les universités sont juste une business dans laquelle il faut toujours ramener plus d'étudiants», a lancé la présidente du REMDUS, Marie-Pier Boisvert, en conférence de presse lundi matin.

Selon elle, les activités d'enseignement - les cours, les programmes, la recherche et l'encadrement - doivent revenir au coeur des priorités du financement universitaire. Pour ce faire, les fonds de fonctionnement doivent être répartis en six «allocations», dont la plus importante est la masse salariale reliée à l'enseignement et pour le personnel académique. «On pense que ça peut bonifier les cours et les stages», a cité en exemple le président de l'ALIÉS, François Talbot.

Le REMDUS et l'ALIÉS espèrent que leur proposition permettra de lancer une réflexion dans le monde universitaire. Leur mémoire a été déposé auprès du ministère de l'Enseignement supérieur dans le cadre du Chantier sur la politique de financement des universités. Le rapport pour ce dernier est attendu en juin 2014.

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