Enseignement de l'histoire: des changements du primaire au collégial

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Le gouvernement Marois fonce dans sa volonté d'instaurer un cours d'histoire obligatoire au collégial dès l'automne 2014.

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(Québec) Le gouvernement Marois fonce dans sa volonté d'instaurer un cours d'histoire obligatoire au collégial dès l'automne 2014, en plus d'entreprendre une nouvelle réforme de l'enseignement de l'histoire du primaire au secondaire.

Les ministres de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, Marie Malavoy et Pierre Duchesne, en ont fait l'annonce lundi à Montréal, une semaine après la volonté exprimée par la première ministre Pauline Marois d'ajouter un cours d'histoire au cégep.

Un comité-conseil qui réunit des professeurs, des directeurs de collège et des représentants des milieux universitaire et professionnel doit proposer au ministre Duchesne le contenu du nouveau cours et la place qu'il prendra dans la formation collégiale commune.

«Le professeur, dans sa salle de classe, a la liberté de choisir la façon dont il enseigne. Et moi, j'ai tout à fait confiance en notre corps professoral. Plusieurs ne demandent que de libérer une passion à l'égard de l'histoire. Et on envoie un message à ces jeunes qui finissent en histoire, pour leur dire: "Il va y avoir plus de profs d'histoire dorénavant et il va y avoir de la place pour vous autres"», a exprimé Pierre Duchesne, lundi, lors d'un entretien téléphonique avec Le Soleil.

M. Duchesne vise toujours à ce que les étudiants de la cohorte 2014 puissent suivre le cours obligatoire d'histoire du Québec contemporain. «On va s'assurer de respecter le protocole», assure-t-il, en soulignant qu'«il y a à peine 5 % des étudiants au collège qui suivent un cours d'histoire du Québec. C'est vraiment très, très peu.»

Le ministre Duchesne y voit d'ailleurs «une bonne façon de lutter contre le cynisme» qui est «en hausse», rappelle-t-il. «Quand vous avez une multitude de connaissances qui s'ajoutent comme ça, c'est démontré, vous comprenez ce qu'il se passe, vous participez aux débats sociaux, vous vous engagez. On perçoit même que les jeunes votent plus et ce qu'il faut, c'est une jeunesse qui est engagée et qui veut débattre», exprime-t-il.

En parallèle, la ministre Marie Malavoy procédera à une refonte des programmes d'enseignement de l'histoire du Québec au primaire et au secondaire. Des consultations seront menées cet automne par le sociologue Jacques Beauchemin, sous-ministre associé au ministère de l'Immigration, et par la professeure d'histoire universitaire Nadia Fahmy-Eid. Le duo d'experts déposera un rapport en décembre pour que le ministère de l'Éducation puisse repenser les cours dès janvier. Des projets pilotes seront ensuite mis en place dans certaines écoles à l'automne 2014.

Selon la ministre Malavoy, une majorité de Québécois sont «insatisfaits de l'enseignement de l'histoire au Québec», c'est pourquoi une section du site Web de son ministère sera désormais réservée aux commentaires de la population.

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