Le rapport Corbo déplaît aux chargés de cours

L'ex-recteur de l'UQAM, Claude Corbo, dont le rapport... (Photothèque Le Soleil)

Agrandir

L'ex-recteur de l'UQAM, Claude Corbo, dont le rapport récent fait des mécontents.

Photothèque Le Soleil

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Annie Mathieu est journaliste surnuméraire au Soleil.
Annie Mathieu
Le Soleil

(Québec) La composition des membres du Conseil national des universités, tel qu'imaginé par Claude Corbo, fait des mécontents. Les syndicats des quelque 30 000 chargés de cours et employés de soutien du réseau universitaire auraient souhaité plus qu'un seul représentant, puisque les 9000 professeurs en comptent trois.

L'ex-recteur de l'Université du Québec à Montréal a remis jeudi matin son rapport sur la création d'un futur organisme public indépendant chargé de «surveiller» les universités de la province et ayant un rôle de recommandation et d'évaluation.

Il compterait 13 membres, dont 7 personnes issues du monde universitaire, soit 3 professeurs, 1 étudiant de cycles supérieurs, 1 personne venant des personnels universitaires autres que les professeurs et 2 personnes ayant une expérience de direction supérieure.

La présidente du Conseil provincial du secteur universitaire du Syndicat canadien de la fonction publique, Carole Neill, se dit insultée de la composition «qui ne reconnaît pas l'expertise des travailleurs de soutien» qui sont «la colonne vertébrale» du réseau. Selon elle, il aurait fallu au moins un représentant pour les 15 000 employés qu'elle représente. «Il me semble que ce n'est pas trop demander», tonne-t-elle, ajoutant que les professeurs sont moins nombreux et ont droit à trois sièges.

Même son de cloche du côté de la Fédération nationale des enseignants du Québec (FNEEQ), qui représente 12 000 chargés de cours. «Nous notons avec un profond agacement qu'encore une fois, on passe sous silence l'apport, pourtant essentiel, des chargés de cours à la vie universitaire», écrit dans un communiqué le vice-président responsable du regroupement des universités de la FNEEQ, Sylvain Marois.

«Nous sommes le principal corps d'enseignements universitaires au Québec... et nous serions absents du Conseil national des universités», poursuit-il, ajoutant qu'il s'agit d'un affront de la part de Claude Corbo.

Représentation nécessaire

Les deux syndicats affirment avoir pourtant plaidé à de nombreuses reprises la nécessité de la représentation de leurs membres au sein du futur Conseil national des universités.

Ils espèrent désormais que le ministre de l'Enseignement, de la Recherche, de la Science et de la Technologie, Pierre Duchesne, sera sensible à leurs doléances lorsqu'il décidera de la composition finale des membres de l'organisme.

Partager

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer