L'Université de Montréal menace aussi de quitter la CREPUQ

Maintenant que le recteur de l'Université Laval, Denis... (Photo Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Maintenant que le recteur de l'Université Laval, Denis Brière, a claqué la porte de la CREPUQ, son homologue de l'Université de Montréal, Guy Breton, songe à faire de même dans les prochains mois.

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(Québec) Après l'Université Laval (UL), c'est au tour de l'Université de Montréal (UdM) de récupérer son droit de parole. Son recteur, Guy Breton, a clairement manifesté son insatisfaction mardi à l'égard de la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ) qu'il veut quitter d'ici la fin de l'été si elle ne fait pas peau neuve. Il promet de revenir à la charge sur la question de la modulation des droits de scolarité.

«L'outil ne correspond plus à nos besoins de 2013», a laissé tomber M. Breton mardi après-midi alors qu'il participait aux Assises nationales de la recherche et de l'innovation. «Ça me coûte un million par année, avec toutes les coupures que j'ai et les compressions, je veux être sûr que le million est bien dépensé», a-t-il renchéri. Il a expliqué qu'il se donnait environ six mois pour prendre sa décision finale mais que d'ici là, il n'avait plus l'intention de faire profil bas pour laisser la CREPUQ s'exprimer au nom de son université pour les dossiers qui lui tiennent à coeur.

Faisant écho aux propos tenus la veille par son homologue de l'UL, Guy Breton a fait valoir que les 17 universités membres de la CREPUQ, dont 10 qui sont membres du réseau Université du Québec, étaient trop différentes pour être considérées comme un bloc monolithique et parler d'une seule voix.

Le recteur montréalais explique notamment avoir été agacé par les accusations et les remarques exprimées par «différentes personnes» au sujet du contrôle des dépenses des universités et la gestion de leurs biens immobiliers, qui ne touchent pas nécessairement son établissement d'enseignement.

Droits de scolarité

Guy Breton compte bien utiliser son nouveau droit de parole dans les prochains mois pour revenir à la charge avec l'idée de permettre une modulation des droits de scolarité. Cette proposition, rejetée par le gouvernement et dénoncée par le réseau Université du Québec, permettrait aux universités qui font davantage de recherche comme Laval, Montréal, McGill et Sherbrooke, d'imposer des droits plus élevés. «Je suis tenace et je pense qu'on va refaire des démonstrations. Je pense que ça a été mal compris», a-t-il soutenu, ajoutant que le Québec était le seul endroit en Amérique du Nord à avoir une «recette» différente.

De son côté, Denis Brière a laissé entendre que les chances sont minces que l'Université Laval revienne sur sa décision après avoir annoncé qu'elle quittait la CREPUQ. Il assure par ailleurs ne pas avoir voulu créer un effet d'entraînement et n'avoir aucune intention de partir en cabale pour démarrer une nouvelle association.

«Je ne peux pas prédire les alliances qui pourraient se former», a-t-il néanmoins affirmé. Quant à M. Breton, il laisse la porte entrouverte. «De toute façon, on a besoin de nouveaux services, comment on le fera, on verra, on a des semaines devant nous...»

Avec Jean-François Cliche

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