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Denis Brière veut quitter la Conférence des recteurs du Québec

Le recteur de l'Université Laval, Denis Brière, a... (Photothèque Le Soleil, Steve Deschênes)

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Le recteur de l'Université Laval, Denis Brière, a fait part de ses intentions de se retirer de la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec, lors du dernier conseil d'administration de l'organisme, jeudi.

Photothèque Le Soleil, Steve Deschênes

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(Québec) Une scission guette la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ). Le recteur de l'Université Laval, Denis Brière, a annoncé sa volonté de quitter l'organisme aux autres dirigeants universitaires, a appris Le Soleil.

Denis Brière a fait part de ses intentions lors du dernier conseil d'administration de la CREPUQ, jeudi. Le recteur de l'Université Laval, qui a été président du C. A. de la CREPUQ de 2010 à juin dernier, n'a toutefois pas officialisé son départ.

Le règlement de la CREPUQ est clair : un haut dirigeant universitaire qui est membre du conseil d'administration peut démissionner en tout temps, à condition qu'il fasse parvenir un avis écrit au secrétaire-trésorier.

Selon nos sources, M. Brière n'a pas été aussi loin. Il a en somme affirmé qu'il partirait, sans préciser les raisons.

Si Denis Brière passe de la parole aux actes, l'Université Laval deviendrait la seule université québécoise à ne pas être représentée par la CREPUQ.

Toujours selon nos informations, le conseil d'administration de l'Université Laval n'a jamais été informé d'une éventuelle défection de son recteur au C. A. de la CREPUQ. Cette possibilité n'a pas été abordée lors des dernières assemblées.

Denis Brière n'a pas rappelé Le Soleil, dimanche, tout comme le vice-recteur de l'Université Laval, Éric Bauce.

La CREPUQ s'est faite avare de commentaires. «Advenant qu'un chef d'établissement décidait de se retirer de la CREPUQ, il ne nous appartiendrait pas de le faire savoir à sa place», a indiqué dans un courriel la directrice des communications, Chantal Pouliot.

Dissension

Dans les derniers mois, le recteur Denis Brière n'a pas manqué de manifester sa dissension dans le débat sur le financement universitaire.

En novembre, il était le seul dirigeant d'une institution membre de la CREPUQ à ne pas avoir signé une lettre ouverte remettant en question les méthodes de calcul du gouvernement pour le financement universitaire.

Un mois plus tard, M. Brière était l'un des rares recteurs à dénoncer haut et fort les compressions imposées au réseau universitaire par le gouvernement Marois, les qualifiant de «complètement irréalistes» à quatre mois de la fin de l'année financière. La CREPUQ avait alors préféré garder le silence.

M. Brière avait pris l'initiative personnelle d'inviter les 250 000 diplômés de l'Université Laval à signer une pétition pour dénoncer les compressions, qui ont depuis été assouplies.

L'entente conclue en février entre le gouvernement et la CREPUQ prévoit que les universités pourront reporter sur un déficit la moitié des compressions de 124 millions $ prévues pour 2012-2013 à la condition qu'un plan de redressement de cinq ans soit établi. Denis Brière avait d'abord estimé que ce n'était pas la «solution idéale».

Lorsque l'entente a été acceptée par le conseil d'administration de l'Université Laval, M. Brière a annoncé que l'institution n'aurait pas à réduire les heures d'ouverture du PEPS et de la bibliothèque les soirs et les fins de semaine, comme il l'avait laissé entendre auparavant.

******

La CREPUQ en bref

La Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ) dit représenter l'ensemble des 19 établissements universitaires québécois. L'entité privée est chargée d'évaluer la qualité et d'assurer une meilleure coordination du réseau universitaire.

La CREPUQ est chapeautée par un conseil d'administration, dont les membres sont les dirigeants universitaires qui y adhèrent sur une base volontaire et dont l'établissement acquitte une cotisation déterminée.

Les cotisations annuelles des universités constitueraient la majorité des fonds de l'organisme, bien qu'une partie du financement est assumée par le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport.

La CREPUQ s'appuie également sur des comités et une quinzaine de sous-comités permanents pour exécuter les mandats qui lui sont confiés, notamment sur l'enseignement, la recherche, l'éthique, l'évaluation de programmes et les liaisons entre les entreprises et les universités.

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