Les pages «Spotted» sous surveillance à la CS des Navigateurs

Les pages Spotted ont été créées pour déclarer... (Image tirée de Facebook)

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Les pages Spotted ont été créées pour déclarer anonymement et humoristiquement sa flamme à un ou une inconnue de son école, mais les pratiques dérivent parfois vers l'insulte, voire l'intimidation. Le personnel des écoles est aussi touché.

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(Québec) La commission scolaire des Navigateurs se fait shérif du Web avec l'arrivée à Québec des pages Facebook «Spotted», sur lesquelles les étudiants déclarent de façon anonyme leur béguin pour les garçons et les filles de leur école. C'est que les conversations publiées tournent parfois à la cyberintimidation.

Il y a moins de deux semaines, Le Soleil faisait état de la propagation sur Internet de ce phénomène né en 2012 au Royaume-Uni. Les pages Spotted invitent les gens fréquentant un lieu, souvent une institution scolaire, à soumettre de façon anonyme leurs mots doux à un(e) inconnu(e) dans l'espoir qu'il se reconnaisse. L'administrateur qui publie les messages demeure lui aussi anonyme.

Après la publication de ce reportage, des pages Spotted sont rapidement apparues pour plusieurs écoles secondaires de la Rive-Sud, note Louise Boisvert. «Nous avons suivi le phénomène dès que nous en avons été mis au courant par l'article. Ce samedi-là, nous n'avions aucune page Spotted. J'ai vérifié. Deux jours après, quatre pages ont été créées», raconte la coordonnatrice des communications pour la CS des Navigateurs. La lecture de certains commentaires inappropriés ont convaincu la commission scolaire (CSDN) d'agir rapidement. «Nous avons envoyé un message à tous les administrateurs de ces pages qu'ils ne devraient pas tolérer ces commentaires et devraient les retirer rapidement», précise Mme Boisvert.

Exemple fictif. «SPOTTED#: La belle fille aux yeux bleus près de la fenêtre dans le cours de maths à Gendron. Je te veux.» Imaginons maintenant que la belle fasse l'objet de jalousie. Elle pourrait devenir une cible si elle est reconnue. Dans le cas où quelqu'un ne la trouve pas de son goût, elle pourrait aussi faire l'objet de propos blessants.

Information et encadrement

«Notre but n'est pas de les contraindre à fermer, poursuit la porte-parole, mais seulement de leur offrir de l'information, de l'encadrement et des conseils, mais surtout de les protéger. Nous souhaitions les sensibiliser aux dangers et aux conséquences liés à la publication de commentaires qui semblent légers, mais lourds de conséquences lorsqu'ils s'en prennent à des individus, lorsqu'on nomme ou identifie clairement des gens et d'autant plus si ces propos sont diffamants ou offensants.»

Cette intervention hors des murs physiques de l'école est légitime, estime la représentante de la commission scolaire. «La Loi sur l'instruction publique vient tout juste d'encadrer de façon très précise toute forme d'intimidation et de violence. On ne saurait tolérer ce type de conduite et toutes les pages en lien avec l'organisation devraient être régies par les mêmes principes.» Mme Boisvert fait aussi référence au Plan d'action de la CSDN dans lequel il est écrit que la violence et l'intimidation ne seront pas tolérées . Du même souffle, elle se réjouit d'avoir reçu des réponses positives des administrateurs contactés. «Certains nous ont répondu être conscients des conséquences et nous assurent leur collaboration. D'autres ont publié des messages d'avertissement dans leur page.» Une page a aussi été fermée. Mardi, quatre étaient toujours actives.

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