Sommet sur l'enseignement: l'irritation gagne des participants

François Legault... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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François Legault

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

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(Montréal) «C'est ridicule!» La présidente de la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ), Luce Samoisette, était visiblement irritée par le peu de temps accordé aux participants pour étudier les propositions gouvernementales déposées lundi, dans le cadre du Sommet.

«Vous rendez-vous compte qu'on a seulement 15 minutes pour regarder les documents, c'est ridicule. C'est du forcing», a-t-elle lancé, quelques minutes avant la reprise des discussions lundi sur le financement des universités.

Le gouvernement venait de remettre un énoncé d'une douzaine de pages détaillant comment le réinvestissement de 1,7 milliard $ promis sur sept ans serait réparti, et à quelles conditions cet argent serait lié. Les participants n'ont eu qu'une courte pause pour le consulter avant que les discussions ne reprennent.

Le recteur de l'UQAM, Robert Proulx, en a rajouté en affirmant qu'il devait réserver ses commentaires pour plus tard, n'ayant pas eu assez de temps pour se faire une tête sur la question.

L'horaire compressé des discussions ne semblait toutefois pas inquiéter outre mesure la présidente de l'Université du Québec, Sylvie Beauchamp, qui considère que ce n'est que le début des échanges. «C'est un premier dépôt, on va pouvoir continuer à réagir. On ne nous demande pas de signer demain matin, alors ça ne me met pas de pression. C'est au fruit qu'on va évaluer l'arbre», a-t-elle affirmé au Soleil.

«Perte de temps»

Le chef de la CAQ, François Legault, lui, ne s'est pas montré enchanté par l'allure - et l'ardeur - des travaux. «Pour l'instant, c'est une perte de temps», a-t-il laissé tomber aux journalistes, lors de la troisième pause de la journée.

«Il n'y a rien dans ce qui a été dit jusqu'à maintenant pour améliorer le sort des universités. [...] C'est un exercice où certains disent ce qu'ils pensent.» Et c'est bien là le drame, pour le fondateur de la Coalition avenir Québec. Ils sont trop peu à donner le fond de leur pensée.

«Je ne sens aucune ambition pour le Québec, a-t-il déploré. Tout le monde a l'air résigné. Tout le monde est sur son BlackBerry, son iPhone, à faire d'autre chose. Cela n'a aucun bon sens.»

Le caquiste a affirmé comprendre que les recteurs, par exemple, ne poussent pas les hauts cris. «Tout le monde veut plaire au gouvernement. Par contre, personne ne veut parler de l'excellence. [...] Avec ce que j'entends, on est dans le mur à mur pour que tout le monde soit pareil. Oublions l'excellence», a-t-il ironisé.

Contrats de performance

Il n'a pas été possible de savoir si François Legault a mieux accueilli la décision du gouvernement de ressusciter le concept des contrats de performance, un concept dont le caquiste parle souvent.

Lundi, l'équipe gouvernementale a annoncé sa volonté de signer des «contrats de performance» avec chaque établissement. Ils serviront à définir à quoi servira l'argent frais versé dans le réseau universitaire.

Le réinvestissement promis augmentera de 800 millions $ le financement annuel récurrent des universités en 2018-2019. Il sera lié à l'atteinte d'objectifs, notamment en matière de qualité de l'enseignement, par l'embauche de nouveaux professeurs, et de taux de diplomation. Le but : diplômer davantage d'étudiants de première génération (dont les parents n'ont pas fréquenté l'université) ou issus de milieux défavorisés.

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