Hausses des taxes: les commissions scolaires en furie

La ministre de l'Éducation, Marie Malavoy... (Photothèque Le Soleil)

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La ministre de l'Éducation, Marie Malavoy

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(Québec) Les commissions scolaires digèrent très mal les propos de la ministre de l'Éducation, Marie Malavoy, qui les encourage ouvertement à hausser les taxes scolaires pour diminuer les répercussions des compressions imposées par son gouvernement.

«On veut nous faire porter l'odieux d'une compression au nom de l'autonomie locale. On va comprendre les contribuables de ne pas être heureux», lance Josée Bouchard, présidente de la Fédération des commissions scolaires.

Dans son dernier budget, le gouvernement Marois a annoncé des compressions de 200 millions $ dans le réseau de l'éducation pour la prochaine année scolaire, qui s'ajoutent aux 300 millions $ imposés depuis deux ans.

Mercredi, la ministre Malavoy a affirmé qu'avec leur pouvoir de taxation, les commissions scolaires avaient une «marge de manoeuvre» qui leur permet d'aller chercher des revenus supplémentaires afin d'absorber ces compressions.

La ministre «sait très bien que plusieurs commissions scolaires n'auront pas le choix de hausser les taxes», puisque près de la moitié d'entre elles sont déjà en déficit, ajoute Mme Bouchard.

Cette dernière précise qu'avec les nouveaux rôles d'évaluation foncière, qui ont fait grimper la valeur des maisons, une augmentation du taux de taxation de quelques sous seulement pourrait représenter d'importantes hausses pour les contribuables.

«On sera en élections en 2014, je me vois déjà faire du porte-à-porte, et il y a des citoyens qui vont nous attendre avec une brique et un fanal. On va avoir un grand défi de communication», affirme-t-elle. Selon la Fédération, les commissions scolaires ont déjà les coûts de gestion les plus bas du réseau public et parapublic.

Par ailleurs, l'Association des directions générales des commissions scolaires du Québec a aussi tenu hier à dénoncer les coupes imposées par Québec. «Même en abolissant tous les centres administratifs des commissions scolaires, on ne réussirait pas à absorber les compressions», a affirmé son président, Raynald Thibeault.

Critiques de la CAQ

Les déclarations de la ministre Malavoy ont aussi été critiquées hier par la Coalition avenir Québec (CAQ), qui prône l'abolition des commissions scolaires. «C'est une attitude méprisante pour les travailleurs qui assistent lentement mais sûrement à une érosion de leur pouvoir d'achat», a déclaré Nathalie Roy, porte-parole en matière d'enseignement primaire et secondaire de la CAQ.

«Les commissions scolaires multiplient les dépenses injustifiées depuis plusieurs années. Je comprends que le PQ n'abolira jamais ces structures. Mais plutôt que de leur suggérer une hausse des taxes scolaires, Marie Malavoy devrait les inciter à réduire encore davantage leurs dépenses», a ajouté Mme Roy.

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