Dédommagement: les libéraux à la défense des cégeps

Le ministre de l'Enseignement supérieur Pierre Duchesne... (Photothèque La Presse)

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Le ministre de l'Enseignement supérieur Pierre Duchesne

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(Québec) L'opposition libérale joint sa voix aux professeurs de cégep qui dénoncent la décision du ministre Pierre Duchesne de ne pas respecter l'entente visant à dédommager les cégeps pour les coûts engendrés par le conflit étudiant.

«Il y a un effort qui a été fait (pour reprendre la session de printemps à l'automne dans 14 cégeps). C'est quoi la récompense? C'est une claque en plein visage. Vous n'aurez pas l'argent pour le travail supplémentaire qui a été fait», a dénoncé ce matin le député Gerry Sklavounos, en marge de la rencontre thématique sur l'enseignement supérieur qui se déroule à Rimouski.

En août, l'ancienne présidente du Conseil du trésor, Michelle Courchesne, avait accepté de verser 31 millions $ aux 14 cégeps touchés par la grève étudiante pour les coûts engendrés par la reprise de la session à l'automne. Or, le gouvernement Marois a décidé de verser seulement la moitié de la somme promise.

Cette décision pourrait avoir un impact à long terme sur la charge de travail des professeurs, a expliqué au Soleil Yannick Delbecque, responsable des communications du syndicat des professeurs du cégep Saint-Laurent.

La moitié de la somme qui n'a pas été versée «a été pelleté dans la cours des cégeps et les administrations nous demandent maintenant ce qu'on peut faire pour encaisser les coûts», affirme-t-il.

Si le manque à gagner est puisé dans la masse salariale des professeurs, il y aura moins d'argent dans les prochaines années pour engager des enseignants. «La surcharge de travail, qui a été énorme avec la reprise de la session, pourrait s'étirer sur une plus longue période. Mais il y a déjà un problème d'épuisement professionnel massif chez les profs», affirme M. Delbecque.

Les professeurs de cégeps, affiliésprincipalement à la CSN, sont furieux et envisagent même de boycotter le Sommet sur l'éducation qui aura lieu les 25 et 26 février, en guise de protestation.

M. Sklavounos a par ailleurs dénoncé la démarche entourant le Sommet sur l'enseignement supérieur. «Je suis très pessimiste pour la suite des choses. Je n'ai pas vu de vrai dialogue. Le ministre a les yeux fermés et les oreilles bouchées, les coupes étaient déjà dans le collimateur», a-t-il affirmé, sans toutefois aller jusqu'à dire que les quatre rencontres thématiques ont été un exercice inutile.

Le député libéral reproche au ministre Duchesne d'avoir laissé tomber les cégeps, les universités et les chercheurs, avec les compressions imposées, de même que les étudiants qui prônent la gratuité scolaire puisqu'il a clairement écarté cette option en début de semaine.

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