Plaidoyer pour un régime d'épargne-études universel

Les régimes d'épargne-études ont été mis en place...

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Les régimes d'épargne-études ont été mis en place pour inciter les Canadiens à épargner en prévision des études postsecondaires de leurs enfants. Pour chaque dollar versé par les parents, Ottawa donne 0,40 $ et Québec, 0,20 $.

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(Québec) Pour améliorer l'accessibilité aux études universitaires, le fiscaliste Luc Godbout propose la création d'un régime d'épargnes-études universel, dans lequel Québec verserait 100 $ à la naissance de chaque enfant. Une proposition qualifiée de «vraiment intéressante» par le ministre de l'Enseignement supérieur, Pierre Duchesne.

Luc Godbout, directeur du Département de fiscalité à l'Université de Sherbrooke, a fait cette proposition en fin de semaine lors de l'École d'hiver de l'Institut du Nouveau Monde, qui s'est déroulée à l'Université Laval.

Les régimes d'épargne-études ont été mis en place pour inciter les Canadiens à épargner en prévision des études postsecondaires de leurs enfants. Pour chaque dollar versé par les parents, Ottawa donne 0,40 $ et Québec, 0,20 $.

Or «le Québec est l'une des provinces où on a le moins recours aux régimes d'épargne-études», indique M. Godbout, qui estime que des mesures pourraient être mises en place pour corriger la situation.

M. Godbout suggère notamment la mise sur pied d'un régime universel d'épargne-études par l'ouverture d'un compte à la naissance de chaque enfant dans lequel Québec verserait «une somme symbolique» de 100 $. Avec 88 000 naissances par année, le coût de la mesure est estimé à 8,8 millions $.

«Il s'agirait d'une façon de sensibiliser davantage les parents», explique M. Godbout. Mais pour les familles à faibles revenus, il s'agirait aussi d'aller chercher de l'argent supplémentaire versé par Ottawa.

Aide aux moins nantis

En effet, le gouvernement fédéral verse aux familles gagnant moins de 42 700 $ par année un supplément qui peut aller jusqu'à 2000 $ sur 15 ans. Pour y avoir accès, aucune contribution parentale n'est requise, il suffit d'ouvrir un compte d'épargne-études.

«L'idée, c'est d'aller chercher le 2000 $ qui est sur la table à Ottawa et qui n'est pas utilisé par les Québécois qui y ont accès», affirme M. Godbout.

Au cabinet du ministre de l'Enseignement supérieur, on confirme que Pierre Duchesne s'est montré «très intéressé» par cette proposition. Il est cependant trop tôt pour savoir si un mandat sera donné aux fonctionnaires de son ministère afin d'étudier la faisabilité d'une telle proposition, a précisé son attaché de presse, Joël Bouchard.

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