Salaire des dirigeants: l'Université du Québec refuse de porter le chapeau

Le ministre dPierre Duchesne a affirmé que ... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Le ministre dPierre Duchesne a affirmé que pour faire face aux compressions imposées par son gouvernement, les universités devaient d'abord couper dans les salaires des dirigeants. «Que le ministre dise ça, c'est son privilège, mais moi, je ne mets pas le chapeau. Je ne me sens pas concernée par sa demande», a affirmé la présidente de l'Université du Québec, Sylvie Beauchamp.

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Au cours des dernières années, le salaire des dirigeants des universités québécoises a explosé, mais l'Université du Québec (UQ) refuse de porter le chapeau. L'augmentation a été moins importante dans le réseau de l'UQ si bien que lorsqu'on exclut ses universités des calculs, l'augmentation de la masse salariale des dirigeants des autres universités atteint 175 %.

Selon des données de la Fédération des professeurs d'université publiées dans Le Devoir samedi, la masse salariale du personnel de direction des universités québécoises a augmenté de 150 % en 10 ans.

Or, selon des chiffres de l'Université du Québec tirés des bases de données du ministère de l'Enseignement supérieur, les salaires des hauts dirigeants de l'Université du Québec ont augmenté de 61 % au cours de la même période. En dollars constants, il s'agit d'une augmentation de 29 %, ce qui correspond à 2,9 % par année, plaide Sylvie Beauchamp, présidente de l'Université du Québec.

Il y a quelques semaines, le ministre de l'Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, a affirmé que pour faire face aux compressions imposées par son gouvernement, les universités devaient d'abord couper dans les salaires des dirigeants avant de mettre la hache dans les services aux étudiants.

«Que le ministre dise ça, c'est son privilège, mais moi, je ne mets pas le chapeau. Je ne me sens pas concernée par sa demande», a affirmé Mme Beauchamp au cours d'un entretien avec Le Soleil mercredi.

Augmentations de salaire

Les généreuses augmentations de salaire et indemnités de départ de certains dirigeants ont fait la manchette depuis quelque temps. À l'Université Laval par exemple, le recteur Denis Brière a vu son salaire augmenter de 100 000 $ en un an, pour atteindre 330 000 $.

Mais l'augmentation de la masse salariale s'explique aussi par le nombre de nouveaux cadres engagés dans les dernières années. Les universités affirment que l'augmentation du nombre d'étudiants et les nouvelles exigences en matière de reddition de comptes justifient l'embauche de ces nouveaux dirigeants.

Par ailleurs, Pauline Marois a confirmé lundi que le mode de financement des universités sera revu, une position qui rallie plusieurs acteurs du milieu universitaire, selon la première ministre.

Or à la suite de la rencontre de Sherbrooke sur le financement des universités, Mme Beauchamp ne fait pas la même lecture de la situation. «Je n'ai pas vu le consensus sur le mode de financement. Il n'y a même pas de consensus sur la nécessité de réinvestir dans les universités alors pourquoi changer une formule de financement? C'est très long, changer un mode de financement, et ça risque d'occuper beaucoup d'énergie», croit Mme Beauchamp.

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