Compressions dans les universités: le pire est à venir

«Le 124 millions $ [de compressions] va être... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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«Le 124 millions $ [de compressions] va être récurrent, le ministère nous l'a confirmé», a indiqué Sylvie Beauchamp, présidente de l'Université du Québec, lors d'un entretien avec Le Soleil en marge de la rencontre thématique sur l'enseignement supérieur qui se déroule présentement à Sherbrooke.

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Sherbrooke) Les universités québécoises ne sont pas au bout de leurs peines. Les compressions de 124 millions $ exigées dans le réseau universitaire pour l'année financière en cours seront récurrentes en 2013-2014 et dépasseront même l'effort déjà demandé pour cette année. Bref, le pire est à venir.

C'est ce qu'ont confirmé des fonctionnaires du ministère de l'Enseignement supérieur aux recteurs des universités québécoises, a affirmé Sylvie Beauchamp, présidente de l'Université du Québec.

«Le 124 millions $ [de compressions] va être récurrent, le Ministère nous l'a confirmé», a-t-elle déclaré lors d'un entretien avec Le Soleil, en marge de la rencontre sur le financement universitaire qui se déroulait vendredi à Sherbrooke.

Mme Beauchamp a par ailleurs ajouté que lors d'une rencontre avec le ministre Pierre Duchesne en décembre, ce dernier leur a affirmé que les compressions seraient même plus élevées en 2013-2014 : «Il nous a dit que ce serait pire pour la prochaine année.» Au total, il s'agit donc de coupes représentant plus de 250 millions $ en deux ans.

À ce chapitre, les universités ne seront toutefois pas fixées avant avril, leur a indiqué un peu plus tôt cette semaine la première ministre Pauline Marois, lors d'une autre rencontre.

En point de presse vendredi après-midi, le ministre Pierre Duchesne n'a pas nié l'information, alors qu'il a été interrogé à plusieurs reprises sur le sujet. «Je n'ai jamais caché auprès des recteurs que l'on entre dans une période difficile [...]. Il y a un effort budgétaire à faire, il faudra aussi définir les montants pour l'année à venir», a-t-il indiqué.

Le gouvernement Marois fait miroiter un réinvestissement de 1,7 milliard $ dans le réseau universitaire entre 2013 et 2019, un calcul qui ne tiendrait pas compte des compressions exigées pendant les deux premières années.

De son côté, la présidente de l'Université du Québec ne fonde pas beaucoup d'espoir dans le réinvestissement promis par le gouvernement au cours des prochaines années.

«Le gouvernement nous dit qu'il y a 15 à 18 mois difficiles à venir, mais en fait, c'est l'échéance d'une élection, fait remarquer Mme Beauchamp. On ne peut pas aller plus loin que ça. Après ça, on dit qu'il va y avoir un réinvestissement, mais... on est tributaire de la situation économique. Moi, je pense qu'on est vraiment devant des années de vaches maigres.»

Laval revient à la charge

L'Université Laval est quant à elle revenue à la charge vendredi en dénonçant de nouveau les compressions exigées jusqu'en 2014, comme elle l'a fait à maintes reprises au cours des dernières semaines.

Dans un communiqué, le recteur Denis Brière affirme que «la maison de l'enseignement supérieur brûle» et déplore le fait que les «compressions rétroactives draconiennes» ne soient pas abordées «de façon sérieuse» à l'occasion de la rencontre à Sherbrooke, alors que les coupes pourraient avoir des conséquences «néfastes, voire irréparables».

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