Un portail informatique pour signaler et gérer la violence dans les écoles

Des élèves de l'école secondaire Le Sommet de... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Des élèves de l'école secondaire Le Sommet de Charlesbourg rentrent en classe, au lendemain de l'arrestation de trois de leurs camarades, accusés de complot pour meurtre.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) L'accusation contre trois élèves de complot pour meurtre n'est pas sans rappeler les problèmes de violence et d'intimidation en milieu scolaire. Une entreprise souhaite convaincre le ministre de l'Éducation de gérer les cas rapportés en reliant chaque école à un portail informatique conçu au Québec.

Imaginez une application mobile pour les enseignants, avec laquelle il serait possible de signaler des gestes de violence et d'intimidation selon leur gravité. Imaginez recevoir sur votre cellulaire les directives à suivre si un tireur fou se présente dans une école. Imaginez la ministre de l'Éducation au fait de tous les cas problématiques d'un simple clic de souris.

C'est le portail conçu par le groupe PEPS, Partenaire en protection scolaire, en collaboration avec le génie logiciel de l'École Polytechnique de Montréal. Marc Lépine y avait tué 14 femmes en 1989.

Claude Roy est spécialiste en gestion et en sécurité et cofondateur de l'entreprise créée en 2010. Il mise beaucoup dans ce projet. «Le portail permet de signaler tous les événements qui peuvent survenir dans une école : un visiteur suspect, présence de gangs de rue, violence, intimidation, tireur fou», énumère-t-il.

Les établissements devraient ensuite faire un suivi des incidents et faire part des solutions entreprises pour les résoudre. Ses expériences enrichiraient une banque dite «de bonnes pratiques». Les écoles à la recherche de solutions pourraient la consulter.

Portrait global

«Pour une fois, on aurait un tableau réel des phénomènes de violence dans les écoles. Plutôt que chacun fasse ses actions dans son coin, tout serait centralisé, explique M. Roy. La recherche sur la violence et l'intimidation pourrait aussi bénéficier de ces données», ajoute-t-il.

Au cours de l'année, un projet pilote devrait être mis en oeuvre dans une commission scolaire qu'il n'a pas voulu identifier. M. Roy estime entre 2 $ et 3 $ par élève le coût annuel pour être branché au portail. Mais ça, c'est si chaque commission scolaire s'inscrit sur une base individuelle. Le coût serait moindre si toutes les écoles participaient.

Il était de passage à Québec, jeudi, pour rencontrer des membres de l'entourage de la ministre de l'Éducation, Marie Malavoy, afin de leur exposer ses plans. «Nous voudrions que le Ministère s'occupe de la gestion des données et implante le portail dans toutes les écoles du Québec. Il faut des pratiques communes, une personne responsable de la sécurité dans chaque école. La ministre pourrait être avisée des événements majeurs [comme ce fut le cas, jeudi].»

L'entreprise de M. Roy compte plusieurs experts, dont d'anciens policiers. PEPS offre comme autre volet la réalisation d'audits en matière de sécurité.

«J'ai trop vu d'établissements acheter des systèmes à la pièce qui leur étaient inutiles. Nous, on ne vend pas d'équipements. On leur dit ce qu'ils doivent se procurer. Des fois, c'est juste une porte sécurisée avec une sonnette. D'autres fois, c'est un système de caméras, une formation. Pour cela, on analyse des facteurs comme le taux de criminalité et le type d'incidents. À partir de là, on fait des recommandations.»

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