L'ASSÉ fait toujours partie de la solution, dit Pauline Marois

Selon Pauline Marois, les participants sont «dans un...

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Selon Pauline Marois, les participants sont «dans un très bon esprit pour travailler au sommet» et «pour sortir du sommet en étant tous et chacun gagnants».

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Mélanie Marquis
La Presse Canadienne
Montréal

L'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) laisse toujours planer la menace d'un boycott du sommet sur l'éducation, mais le regroupement peut faire partie de la solution, a soutenu jeudi Pauline Marois.

«Consensus ne veut pas dire unanimité. Et moi, je souhaite que tous les partenaires soient là: étudiants, enseignants, directions d'universités, recteurs», a plaidé la première ministre en marge d'une annonce au Musée des beaux-arts de Montréal.

La proposition de «quitter le processus du sommet» doit être soumise au prochain congrès de l'ASSÉ, qui se tiendra les 2 et 3 février, a affirmé l'une des porte-parole du regroupement étudiant, Jeanne Reynolds.

Après avoir effectué des présentations lors des deux premières rencontres thématiques, l'organisation avait publié un «texte de réflexion» critique sur «la forme du sommet tel qu'il était».

«On sentait, dans les deux premières rencontres, qu'il y avait une recherche du consensus à tout prix et qu'il y avait une volonté d'éviter les débats. Pour nous, ces rencontres sont censées être justement le lieu de débat entre diverses opinions», a exposé Mme Reynolds.

«Les conditions propres à un débat»

Le ministre de l'Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, est également de ceux qui souhaitent que ces discussions mènent à un véritable débat en prévision du sommet.

Rappelant que deux études aux conclusions divergentes avaient été déposées en prévision des échanges sur le financement universitaire - une première par les recteurs et une seconde par la Fédération québécoise des professeurs d'université (FQPPU) - le ministre s'est ainsi réjoui de voir réunies «les conditions propres à un débat».

«C'est ce qu'on voulait, c'est que les gens se mettent à croire à la démarche, soient actifs, et on voit que les interventions se multiplient», a déclaré le ministre Duchesne en point de presse à Sherbrooke, où s'ouvrira ce jeudi soir la troisième rencontre thématique en prévision du sommet sur l'éducation.

Selon Pauline Marois, les participants sont «dans un très bon esprit pour travailler au sommet» et «pour sortir du sommet en étant tous et chacun gagnants».

La rencontre thématique qui s'amorce en début de soirée à l'Université de Sherbrooke s'intéressera à la question de la gouvernance universitaire, mais surtout à celle du financement des universités.

Les discussions promettent d'être corsées - la question de la hausse des frais de scolarité est précisément celle qui a plongé le Québec dans une crise sociale au printemps dernier.

«Il faut une approche qui va favoriser le compromis, il faut un ton qui ne soit plus celui de l'affrontement», a lancé Pierre Duchesne.

«On a une obligation de réussite pour ce sommet. C'est notre jeunesse qui est en cause», a pour sa part plaidé Pauline Marois.

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