Dépenses d'immobilisations: les professeurs tirent de nouveau la sonnette d'alarme

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(Québec) De plus en plus, les universités pigent dans leur budget de fonctionnement pour financer le béton de leurs nouvelles constructions. Une manoeuvre dénoncée par les représentants étudiants, mais aussi par les professeurs d'université, qui avaient été les premiers à tirer la sonnette d'alarme il y a plus de deux ans.

Lors de la rencontre de Sherbrooke, la Fédération des professeurs d'université (FQPPU) présentera la mise à jour d'une étude publiée en 2010 qui révélait qu'en 10 ans, la part de financement des immobilisations puisée dans le budget de fonctionnement des universités - qui sert à financer entre autres les dépenses liées à l'enseignement - était passée de 26 % à 45 % entre 1997 et 2007.

Deux ans plus tard, le portrait n'a pas changé. «Les conclusions sont les mêmes, la situation a perduré depuis», indique Max Roy, président de la FQPPU. Selon le document d'information préparé par le ministère de l'Enseignement supérieur en vue de la rencontre de Sherbrooke, ces virements représentaient 275 millions $ en 2010-2011.

Manoeuvre anormale

Cette manoeuvre est considérée comme «anormale» par les professeurs d'université.

La situation s'explique d'abord d'un manque de financement des immobilisations, le ministère de l'Éducation ayant réduit son financement de 20 % depuis 10 ans alors que le nombre d'étudiants augmentait de 23 % au cours de la même période.

Mais la situation soulève aussi d'importantes questions, puisque les universités ont investi près de 700 millions $ dans les immobilisations depuis 1997, soit une croissance de 108 %.

«Est-ce que tout ce qu'on a investi a bien servi? Il y a peut-être du ménage à faire. On demande plus de transparence afin de prendre des décisions éclairées», affirme M. Roy, qui remet en question la pertinence des campus délocalisés et déplore la compétition qui s'est installée entre les universités québécoises.

Sans aller jusqu'à accuser les administrations universitaires d'avoir créé de «faux déficits», comme le fait la Fédération étudiante universitaire, M. Roy estime que son organisme «partage les mêmes préoccupations».

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