Financement universitaire: les hostilités se poursuivent

La Fédération étudiante universitaire (FEUQ) conteste l'évaluation des... (Photothèque Le Soleil, Steve Deschênes)

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La Fédération étudiante universitaire (FEUQ) conteste l'évaluation des recteurs. «Visiblement, on répète les mêmes erreurs et ça devient un peu problématique. (...) Si un étudiant à la maîtrise ou au doctorat avait produit une telle étude, on l'aurait retourné à ses cahiers», affirme Martine Desjardins, présidente de la FEUQ.

Photothèque Le Soleil, Steve Deschênes

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(Québec) Les hostilités se poursuivent entre les recteurs et les étudiants, à l'aube de la rencontre sur le financement universitaire qui se déroulera à Sherbrooke, demain et vendredi. La Fédération étudiante universitaire tourne en ridicule les chiffres des recteurs, qui évaluent désormais le sous-financement du réseau universitaire québécois à 850 millions $.

La Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ) a rendu publique mardi ne nouvelle étude qui chiffre le manque à gagner à plus de 800 millions $ par rapport aux universités canadiennes, comme le rapportait Le Soleil mardi matin.

Le sous-financement est désormais évalué à 850 millions $, une évaluation basée sur la même méthodologie que les études précédentes. L'écart avait déjà été estimé à 375 millions $ en 2002 et à 620 millions $ en 2010.

La Fédération étudiante universitaire (FEUQ) conteste cette évaluation. «Visiblement, on répète les mêmes erreurs et ça devient un peu problématique. Les recteurs sont à la tête de grandes institutions de recherche. Si un étudiant à la maîtrise ou au doctorat avait produit une telle étude, on l'aurait retourné à ses cahiers», affirme Martine Desjardins, présidente de la FEUQ.

Budgets de fonctionnement

L'étude de la CREPUQ compare la situation financière des universités québécoises et canadiennes en ne tenant compte que des budgets de fonctionnement, ce qui permet de conclure que l'écart avec le reste du Canada est de 24 %, soit 4000 $ de moins par étudiant à temps plein. Les fonds consacrés à la recherche et aux immobilisations ne sont pas considérés dans les calculs, déplore la FEUQ, ce qui aurait changé la donne.

«On a gardé la même méthodologie tout simplement parce que c'est la bonne», dit de son côté Michel Patry, membre du comité exécutif de la CREPUQ et directeur de HEC Montréal. Les fonds consacrés à la recherche ne peuvent tout simplement pas servir à payer les coûts de chauffage, illustre-t-il. «Tout le monde s'entendait là-dessus jusqu'à tout récemment», ajoute-t-il, tout en précisant que la CREPUQ ne réclame pas 850 millions $. «On ne fait que mesurer l'écart de financement et constater que l'écart est grandissant.»

Il a été impossible mardi de s'entretenir avec le ministre de l'Enseignement supérieur, Pierre Duchesne. Il a déclaré être ouvert au débat et entend poser des questions sur les chiffres présentés par les recteurs, a toutefois rapporté La Presse Canadienne.

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