Les étudiants français «envahissent» l'Est-du-Québec

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Des étudiants internationaux, en majorité en provenance des pays francophones, lors de la rentrée 2012-2013 au Cégep de Rivière-du-Loup

Photo fournie par le Cégep de Rivière-du-Loup

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Carl Thériault, collaboration spéciale
Le Soleil

(Rimouski) Les cégeps de l'Est-du-Québec et l'Université du Québec à Rimouski (UQAR) recrutent annuellement quelques centaines d'étudiants en provenance de la France, en métropole comme dans les départements d'outre-mer, dans ce que d'aucuns appellent de plus en plus la french invasion.

En 2009, les Français composaient 47 % des quelque 31 000 étudiants étrangers du Québec, selon le quotidien parisien Le Figaro.

Près de 4000 Français ont officiellement immigré au Québec pour les neuf premiers mois de 2012, ainsi que 10 000 étudiants dans les universités québécoises, un chiffre en forte hausse, note le quotidien.

Au trimestre d'automne 2012, plus de 250 étudiants d'origine française étaient inscrits à l'UQAR sur plus de 400 étudiants étrangers.

Les cégeps de l'Est ne sont pas en reste. Une quarantaine d'étudiants français étudient aussi au Cégep de Rivière-du-Loup.

«Nous avons à notre cégep 24 Guadaloupéens, sept Réunionnais et une dizaine d'étudiants de la France métropolitaine. Nous les invitons par la signature d'ententes avec des institutions et par le service régional d'admission de Québec qui va dans les salons. Les cégeps de l'Est ont signé des accords, dont une première entente avec l'île de La Réunion, qui souhaitait envoyer des gens travailler ailleurs, compte tenu du surplus de la population étudiante par rapport à son marché du travail. Il y a aussi une entente avec la Guadeloupe, mais les étudiants y retournent après leur formation», explique René Gingras, directeur des études du Cégep de Rivière-du-Loup.

Séduits par le Québec

Une partie de la french invasion est séduite par le Québec, surtout pour ses conditions avantageuses pour les études... et pour le travail qui s'ensuit par rapport à une Europe dont les États souverains croulent sous des dettes publiques pléthoriques.

Chaque année, l'ambassade du Canada à Paris met 6750 permis vacances-travail (PVT, des visas temporaires d'un an) à la disposition des Français de 18 à 35 ans. À la mi-novembre 2012, ils se sont envolés en 48 heures, selon l'édition du Figaro du 1er janvier 2013. Du jamais vu, selon le quotidien. En 2010, il avait fallu un mois, et en 2006, près d'un semestre, pour le même résultat.

Yann Gonthier, originaire de l'île de La Réunion, fait partie des étudiants qui sont venus au Québec, puis il a trouvé du travail au Groupe de production télévisuelle PVP de Matane après avoir reçu son diplôme du Cégep de Matane.

«Je voulais quitter le système scolaire français qui n'avait pas assez de proximité et de contact avec les professeurs et [je savais] qu'au travail ce serait la même chose. J'ai trouvé ce que je cherchais et même mieux. Il y avait aussi le taux de chômage, qui est très élevé à l'île de La Réunion.»

Yann Gonthier fait partie des «oubliés de Buffalo», des immigrants qui subissent les contrecoups de la fermeture du bureau d'immigration de Buffalo, aux États-Unis. Il attend la confirmation de son statut de résidant permanent depuis juin 2011. Son permis de travail temporaire sera échu en 2014.

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