Des parents font fi du calendrier scolaire pour les vacances des Fêtes

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Le fait que le prix des forfaits vacances soit plus élevé dans les jours précédant les Fêtes inciterait plusieurs parents à partir plus tôt ou à revenir plus tard afin de faire des économies.

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(Québec) Les vacances des Fêtes débutaient après la fin des cours vendredi dans la plupart des écoles du Québec, mais dans plusieurs établissements, certains élèves ont raté les derniers jours, voire la dernière semaine de classe en entier avec la bénédiction de leurs parents, qui se préoccupent peu du calendrier scolaire quand vient le temps d'organiser les vacances familiales.

«Il y a des parents qui partent un mois avec leur enfant. Il y en a qui sont partis depuis lundi [le 16] et il y en a trois ou quatre qui reviennent le 14 janvier, une semaine après le début des cours. Et malheureusement, dans un cas sur deux, les parents ne nous avertissent même pas. On apprend qu'ils sont partis en voyage en appelant à la maison», explique Marc Boulanger, adjoint à la direction générale du Collège François-de-Laval, autrefois le Petit Séminaire de Québec.

Le fait que le prix des forfaits vacances soit plus élevé dans les jours précédant les Fêtes inciterait plusieurs parents à partir plus tôt ou à revenir plus tard afin de faire des économies. «Quand c'est une journée plus tôt ou plus tard, ce n'est pas la fin du monde, mais quand on parle de plusieurs journées, c'est plus problématique», signale Marc Boulanger.

Pour faire face à cette situation, le Collège François-de-Laval avait décidé en début d'année qu'un élève qui serait absent lors d'un examen en raison de vacances familiales obtiendrait la note de zéro. «Beaucoup de parents étaient heureux de notre décision, par souci d'équité entre les élèves, mais il y a eu des mécontents et nous avons dû revenir sur notre position», précise M. Boulanger.

Des parents avaient en effet déjà pris des ententes avec les professeurs concernant la reprise des examens. «On a dit aux enseignants qu'ils n'auraient pas dû prendre de telles ententes, mais on a quand même respecté la décision des parents», poursuit-il. Ainsi, les élèves absents ne recevront pas la note de zéro mais ne pourront pas non plus reprendre l'examen. «Cet examen ne sera simplement pas comptabilisé dans leur note finale. Et le jeune aura la responsabilité de se mettre à jour avec la matière», indique Marc Boulanger.

Ticket modérateur

Au Collège de Champigny, la direction doit aussi composer avec des vacanciers qui ratent plusieurs jours d'école. «Cette situation existe chez nous et ce n'est pas facile à vivre. On n'approuve pas ça du tout et on ne l'encourage pas, mais les parents prennent une décision et nous placent souvent devant le fait accompli», raconte le directeur Guy Bouchard.

L'établissement privé a donc imposé un ticket modérateur pour inciter les parents voyageurs à respecter le calendrier scolaire. «C'est 40$ pour reprendre une évaluation ratée pour cause de vacances. Et les jeunes doivent aller en récupération le midi pour reprendre la matière qu'ils n'ont pas reçue», explique-t-il, ajoutant que le phénomène se répète également à la semaine de relâche.

Un ticket modérateur existe aussi au Séminaire Saint-François de Cap-Rouge (SSF), mais il prend la forme d'une pénalité sur la note finale de l'élève plutôt que d'une ponction dans le portefeuille des parents.

«C'est le même principe que pour les devoirs en retard: il y a une pénalité. Les parents sont toujours maîtres de leurs enfants, on ne peut pas les empêcher d'amener leurs enfants en vacances, mais ils connaissent les conséquences», indique le père Jean-Marc Boulé, directeur, précisant toutefois que la pénalité ne s'applique pas pour les voyages organisés par l'école.

Moins fréquentes

Le père Boulé ajoute que les absences pour cause de vacances sont moins fréquentes qu'il y a une dizaine d'années. «On en a une dizaine cette année, mais je me souviens d'années où il y en avait plus de 30 qui partaient une ou deux semaines plus tôt.»

Du côté de la Polyvalente de Charlesbourg, le directeur Gills Tétreault signale au Soleil que le phénomène touche peu son établissement. «Ce n'est pas commun chez nous. On parle d'un à trois élèves par année, surtout au premier cycle. Au deuxième cycle, souvent les parents partent sans leurs enfants, qu'ils laissent sous la supervision d'un membre de la famille qui passe à la maison de temps à autre.

«L'impact de ces absences n'est pas énorme car nous n'avons plus de session d'examens avant les Fêtes. On demande cependant aux parents de communiquer avec nous pour prendre des arrangements quant au rattrapage», conclut M. Tétreault.

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