Coupes dans l'enseignement: tous doivent faire leur part, dit Duchesne

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«C'est un choix budgétaire, le choix d'un gouvernement responsable», a répondu le ministre Duchesne à une question sur les coupes pour l'année en cours. «Je crois que les Québécois comprennent que toutes les institutions doivent participer à un exercice de rigueur budgétaire.»

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(Québec) Tous doivent faire leur part, y compris les universités et les cégeps, réplique le ministre Pierre Duchesne à l'opposition qui l'accuse de vouloir «casser» le réseau de l'éducation en sabrant les budgets.

Les révélations sur la réunion entre le ministre de l'Enseignement supérieur et les autorités des universités et des cégeps, mardi, ont fait bondir l'opposition. Il a été annoncé aux recteurs qu'ils avaient quatre mois pour réduire de 5 % leur budget de l'année en cours. L'équivalent de 140 millions $ d'ici mars 2013. Les cégeps devront aussi fournir un effort.

«C'est un choix budgétaire, le choix d'un gouvernement responsable», a répondu le ministre Duchesne à une question sur les coupes pour l'année en cours. «Je crois que les Québécois comprennent que toutes les institutions doivent participer à un exercice de rigueur budgétaire.»

Il plaide que la situation financière et le manque de contrôle des dépenses de l'ancien gouvernement engendrent la nécessité de plus de rigueur dans la gestion. «On hérite d'un déficit de 1,6 milliard $, dit-il. Il y a des projets avec des dépassements de coûts de plus de 80 %. Ça, ces projets, on ne peut pas fermer les chantiers. On est responsable.» Le ministère de l'Enseignement supérieur est parmi ceux qui sont les plus épargnés par le dernier budget Marceau en matière de croissance des dépenses en 2013-2014, insiste-t-il.

Pas inquiet d'un boycottage

Le ministre ne semble pas inquiet d'un éventuel boycottage de son sommet de l'enseignement supérieur par les recteurs, un scénario évoqué mercredi encore par le patron à l'Université Laval, Denis Brière, dans une entrevue télévisée. Ce dernier a également confirmé que la coupe représente 21 millions $ pour son institution cette année.

Pour l'opposition officielle, le ministre Duchesne renie l'engagement de compenser les universités pour le gel des droits de scolarité. Le chef libéral Jean-Marc Fournier est «outré» par la décision du ministre. Les péquistes «ne manquaient pas d'argent quand ils ont décidé des bonbons électoraux pour le gel des frais de scolarité», a-t-il raillé. «Pour les carrés rouges, on a un ministre qui se bat, mais pour l'enseignement supérieur, il n'y a pas de ministre qui se bat», a ajouté M. Fournier.

Pour le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, une baisse du financement des universités est «le pire choix» que l'on puisse faire. «Je ne comprends pas qu'il n'y ait pas une révolte de certains députés [au Parti québécois] pour dire à Mme Marois : "Qu'est-ce que vous faites là?"» Lui-même un ex-ministre de l'Éducation, M. Legault croit que la coupe se traduira nécessairement par une diminution des services aux étudiants et une accélération de l'exode des professeurs.

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