L'idée de créer un organisme veillant à la qualité des universités fait un bout de chemin

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Le ministre de l'éducation, Pierre Duchesne

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(Québec) Il n'y a pas eu de consensus fort lors de la première rencontre sur l'enseignement supérieur, mais bien quelques «rapprochements». La création d'un organisme indépendant chargé d'encadrer la qualité des universités québécoises rallie plusieurs intervenants du milieu universitaire, qui sont toutefois loin de s'entendre sur son mandat, sa composition et ses pouvoirs.

Plus d'une centaine d'intervenants du milieu universitaire étaient réunis à l'Université Laval, vendredi, pour discuter de la qualité de la formation universitaire dans le cadre d'une des quatre rencontres sur l'enseignement supérieur.

En fin de journée, le ministre Pierre Duchesne (photo) s'est réjoui que «cette idée d'avoir un organisme public, indépendant, qui pourrait veiller à la qualité de nos universités, [ait] fait un bout de chemin». Cette proposition a été mise de l'avant par des représentants des étudiants, des universités, des professeurs et des syndicats.

Le plus difficile reste toutefois à venir puisque, comme l'ont affirmé plusieurs hier, «le diable est dans les détails».

Les avis sont opposés sur plusieurs aspects. Est-ce que cet organisme doit avoir un pouvoir de contrainte sur les universités ou, au contraire, respecter leur autonomie? Doit-il être composé principalement de membres du milieu universitaire ou de membres externes?

Son mandat doit-il se limiter à l'évaluation de la qualité de l'enseignement ou doit-il s'étendre à la gestion et au développement du réseau universitaire?

La Fédération étudiante universitaire (FEUQ) souhaite la création d'un organisme qui aurait un réel pouvoir sur les universités et qui aurait aussi un droit de regard sur la gouvernance et le développement du réseau, notamment pour mieux encadrer la création de campus satellites.

La Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec propose plutôt la création d'un Conseil des affaires universitaire qui conseillerait le gouvernement et les universités principalement sur la qualité de la formation.

Tout comme la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec, la Fédération des professeurs d'université est favorable à l'idée générale d'un organisme indépendant, mais craint une «direction des universités» qui s'additionne aux structures existantes.

L'ASSE s'oppose

Seule l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (à l'origine de la CLASSE) s'oppose à la création d'un tel organisme, craignant que la présence de membres externes n'entrave la liberté universitaire.

Visiblement, plusieurs discussions devront encore avoir lieu avant de s'entendre sur le mandat d'un tel organisme. Une proposition plus concrète sera mise sur la table lors du Sommet sur l'enseignement supérieur, qui se déroulera en février, a indiqué hier le ministre Duchesne.

Après un printemps pour le moins houleux, plusieurs intervenants se sont par ailleurs réjoui hier du ton posé des discussions. «Ça fait tellement longtemps qu'on ne s'est pas assis ensemble qu'on a du rattrapage à faire», a affirmé Éliane Laberge, présidente de la Fédération étudiante collégiale. De son côté, le ministre Duchesne a tenu à souligner l'absence de «blocage» ou de «tension» lors des échanges.

Le défi sera toutefois beaucoup plus grand lorsqu'il sera question de gouvernance et de financement du réseau universitaire, lors d'une rencontre similaire prévue en janvier.

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