Le manque de professeurs nuit à l'enseignement universitaire

Le ratio est désormais de 21,9 étudiants par... (Photothèque Le Soleil)

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Le ratio est désormais de 21,9 étudiants par professeur, alors que la moyenne en 2004 était plutôt de 18,5 au Québec et de 18 dans le reste du pays.

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(Québec) Le manque de professeurs met en péril la qualité de l'enseignement universitaire, selon la Fédération québécoise des professeurs d'université. Au Québec, le ratio prof-étudiants n'a jamais été aussi élevé.

Depuis une quinzaine d'années, le nombre d'étudiants a considérablement augmenté, mais le nombre de profs n'a pas suivi, selon les chiffres présentés vendredi lors de la rencontre thématique sur la qualité de l'enseignement universitaire, qui se déroulait à l'Université Laval.

Le ratio est désormais de 21,9 étudiants par professeur, alors que la moyenne en 2004 était plutôt de 18,5 au Québec. Dans le reste du pays, la moyenne est présentement de 18 étudiants par professeur.

«Il s'agit du plus haut taux jamais atteint», affirme Max Roy, président de la Fédération des professeurs d'université. «La situation est intenable et elle aura inévitablement des conséquences.» Ce ratio élevé pourrait être responsable de la faiblesse du taux de diplomation, ajoute-t-il.

Selon les calculs de la Fédération, il manque présentement 1861 professeurs dans le réseau universitaire québécois pour assurer un ratio prof-étudiant adéquat, basé sur la moyenne en 2004. Si le nombre d'étudiants continue d'augmenter au même rythme au cours des prochaines années, «l'ampleur du manque à combler sera considérable», ajoute M. Roy.

Les chiffres présentés par la Fédération des professeurs ne tiennent toutefois pas compte de la présence des chargés de cours, qui sont responsables d'environ 50 % des cours au premier cycle, affirme la Fédération nationale des enseignants (FNEEQ-CSN). Selon toute vraisemblance, le ratio chargé de cours-étudiants y serait encore plus élevé.

Du côté de la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ), on reconnaît le manque de professeurs. «Si les universités manquent de financement, c'est d'abord pour avoir plus de professeurs et de ressources», affirme Luce Samoisette, rectrice de l'Université de Sherbrooke et présidente du conseil d'administration de la CREPUQ.

Lors de son discours d'ouverture jeudi soir, le ministre de l'Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, a toutefois pris soin de rappeler que les moyens qu'il aura pour agir «ne seront pas illimités».

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