Enseignement supérieur: le temps est aux compromis, dit Duchesne

Le ministre québécois Pierre Duchesne a prononcé jeudi... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Le ministre québécois Pierre Duchesne a prononcé jeudi soir le discours d'ouverture de la première rencontre sur l'enseignement supérieur qui se déroule à l'Université Laval.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Le ministre de l'Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, lance un appel à tous les acteurs du milieu universitaire, en particulier aux étudiants : le temps n'est plus à l'affrontement, mais bien au dialogue. Il est temps de faire des compromis.

Voilà le message qu'il a lancé jeudi soir lors de l'ouverture de la première rencontre sur l'enseignement supérieur, qui s'est déroulée à l'Université Laval.

«Aujourd'hui, je dis au mouvement étudiant : "Mobilisez-vous, mais d'une autre façon." Les Québécois souhaitent que nous nous entendions. Ils ne veulent pas subir de nouveau l'instabilité et le chaos. Ces images d'affrontements entre jeunes et policiers, nous ne voulons plus en voir», a affirmé

M. Duchesne jeudi.

Lors des discussions qui débuteront aujourd'hui, les étudiants devront toutefois mettre de l'eau dans leur vin, prévient le ministre. «Ce mouvement, qui a quitté la rue pour venir discuter, doit maintenant accepter néanmoins de voir sa vision parfois contestée par d'autres acteurs du milieu de l'enseignement.»

Mais son message s'adressait aussi à tous les représentants du milieu universitaire. «Si chacun des acteurs reste sur ses positions, nous n'arriverons pas à nous entendre. Il faut que tous acceptent de faire des compromis, sans compromission. La population nous regarde et nous écoute. Nous devons démontrer que nous sommes capables de nous entendre», a-t-il ajouté.

À la suite de la crise étudiante du printemps dernier, la pression est grande sur le gouvernement Marois. Dès leur arrivée au pouvoir, les péquistes ont annulé la hausse des droits de scolarité prévue par le précédent gouvernement, mais le dossier n'est pas clos pour autant. En plus de l'événement qui a débuté jeudi, trois autres rencontres thématiques sont prévues qui mèneront à un grand sommet sur l'enseignement supérieur, en février.

Le défi est important : ne pas replonger dans le dialogue de sourds auquel on a assisté au printemps pour dégager des consensus qui pourraient mener à des «chantiers de travail plus précis».

En matière de financement, le gouvernement péquiste a déjà annoncé ses couleurs : il prône l'indexation des droits de scolarité.

Étudiants partagés

Dans les rangs des étudiants, les réactions au discours de M. Duchesne sont partagées. Du côté de la Fédération étudiante universitaire et de la Fédération étudiante collégiale, on se dit ouvert au dialogue et il n'est pas question de redescendre dans la rue, du moins pour l'instant.

Le son de cloche est toutefois différent du côté de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), à l'origine de la CLASSE. Un appel à la grève sera lancé en février, le temps d'une journée, afin que ses membres puissent participer à une grande manifestation nationale, prévue à l'occasion du Sommet.

«On veut mobiliser la population en général. C'est comme ça que nous avons gagné ce printemps et c'est comme ça que nous continuerons à nous mobiliser», a affirmé Jérémie Bédard-Wien, porte-parole de l'ASSÉ.

Les discussions, qui reprendront aujourd'hui à l'Université Laval, porteront sur la qualité de l'enseignement supérieur.

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