La Fondation Jasmin-Roy obtient des résultats et prend de l'expansion

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«Il y a vraiment beaucoup d'intérêt, on a même reçu des demandes d'Ontario et du Nouveau-Brunswick que nous avons dû refuser», explique le comédien Jasmin Roy, dont la fondation lutte contre l'intimidation à l'école.

MARTIN ROY, LeDroit

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Après avoir obtenu des résultats impressionnants à sa première année, la Fondation Jasmin-Roy, qui lutte contre l'intimidation scolaire, a vu le nombre d'écoles qui participent à son programme passer de 4 à 12 en 2012-2013.

«Il y a vraiment beaucoup d'intérêt, on a même reçu des demandes d'Ontario et du Nouveau-Brunswick que nous avons dû refuser», expliquait vendredi le comédien Jasmin Roy lors d'une conférence de presse à l'école primaire Le Ruisselet de L'Ancienne-Lorette, qui s'est jointe au programme cette année.

Des représentants de l'école secondaire l'Odyssée et de la polyvalente de L'Ancienne-Lorette ont également présenté les résultats de la première année du projet pilote, qui a été renouvelé pour 2012-2013 grâce à une aide de la caisse Desjardins du Piémont Laurentien.

«On a vraiment noté une hausse des dénonciations, et le nombre de jeunes qui disaient vivre de l'humiliation et de l'intimidation sur une base presque quotidienne a chuté de 3 % à 1,5 % en secondaire I et de 7 % à 2 % en secondaire II. Également, à la fin de l'année, il n'y avait que 0,5 % des élèves qui disaient avoir peur de venir à l'école», explique Geneviève Rouillard, technicienne en éducation spécialisée à la polyvalente de L'Ancienne-Lorette, qui peut dorénavant consacrer une journée par semaine à la lutte contre l'intimidation grâce à la Fondation.

«Du temps pour respirer»

«Notre programme donne du temps à l'école, l'école a besoin de temps pour respirer. Ça ne coûte pas 1 million $, on met 10 000 $ par année, mais les résultats sont là», souligne Jasmin Roy, qui dit rencontrer régulièrement des jeunes qui vivent des situations analogues à celle d'Amanda Todd, cette adolescente de Colombie-Britannique victime d'intimidation et de violence qui s'est enlevé la vie la semaine dernière.

«En Beauce, j'ai rencontré une jeune fille de secondaire III qui avait fait trois tentatives de suicide et qui avait été hospitalisée en psychiatrie. Si un journaliste me suivait ne serait-ce qu'un mois dans les conférences que je donne dans les écoles, il n'en reviendrait pas», poursuit M. Roy, qui a autrefois été victime d'intimidation scolaire et qui qualifie sa fondation de «projet de vie».

En plus d'étendre l'action de sa fondation à tout le Québec, Jasmin Roy souhaite aussi concevoir cette année une trousse afin d'aider les écoles à s'organiser pour faire face au phénomène de l'intimidation.

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