La FEUQ ravie de ses entretiens avec Duchesne

La présidente de la FEUQ, Martine Desjardins... (Photothèque Le Soleil)

Agrandir

La présidente de la FEUQ, Martine Desjardins

Photothèque Le Soleil

Partager

(Québec) La présidente de la FEUQ, Martine Desjardins, estime que c'est encore la lune de miel entre le monde étudiant et le ministre Pierre Duchesne, le responsable des dossiers du financement universitaire et des droits de scolarité.

Mardi, la leader de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) n'a pas caché sa satisfaction à la sortie d'un des premiers entretiens accordés par celui qui doit organiser le sommet promis par le Parti québécois sur l'avenir des universités.

«Tout est vraiment sur la table, a commenté Mme Desjardins. C'est un terme qu'on a beaucoup utilisé. Mais c'est la première fois que je l'entends et que j'y crois.» Sa fédération veut débattre de la gestion, de la gouvernance et du financement des universités.

Alors que le gouvernement Marois semble pencher en faveur d'une indexation des droits de scolarité, la FEUQ exige un gel de la facture étudiante. «L'indexation ne ferait qu'indexer l'endettement étudiant», a plaidé Mme Desjardins.

«Pour avoir été assise à la table [de discussion], je peux vous confirmer qu'il y a un changement de ton», a cependant commenté la présidente de la FEUQ au sujet de la réunion de travail avec le ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie.

«Ça augure bien. C'est un nouveau gouvernement. En effet, nous en sommes au stade de la lune de miel», a-t-elle admis. Martine Desjardins a aussi reconnu que les différents groupes défendant les inscrits aux cégeps et aux universités ne sont pas tous sur la même longueur d'onde.

L'Association pour une solidarité syndicale étudiante (l'ASSE) réclame la gratuité pour accéder à l'université, tandis que la FEUQ demande un gel des droits, a-t-elle mentionné. L'ASSE et la FEUQ s'affrontent aussi sur la place de la recherche dans les universités et sur la gouvernance des institutions du haut savoir.

Le Parti québécois s'était engagé à tenir un sommet sur l'enseignement supérieur dans les 100 premiers jours suivant son accession au pouvoir. L'ampleur de la consultation envisagée rend ce délai trop court. Martine Desjardins a indiqué qu'elle a plaidé pour la tenue de cet événement, cet hiver, en février.

Chambres de commerce

La présidente de la Fédération des chambres de commerce du Québec, Françoise Bertrand, a aussi eu droit à un tête-à-tête avec le ministre Duchesne. Il n'a pas été possible d'obtenir ses commentaires, mais, selon son vice-président aux communications, Daniel Bussières, «le ton était très correct. Le ministre ne semble pas avoir d'idées préconçues».

Un abîme sépare la FEUQ et la Fédération des chambres de commerce. Sur les droits de scolarité, celle-ci endossait la hausse sur sept ans mise de l'avant par le précédent gouvernement du libéral Jean Charest, une augmentation abolie par Pauline Marois.

Mardi, le ministre Duchesne s'est refusé à faire le point sur les consultations qu'il a également conduites, mardi. La Fédération des cégeps du Québec a fait partie des groupes rencontrés. Demain, la Fédération étudiante collégiale du Québec exposera son point de vue. Vendredi, le ministre Duchesne aura des échanges avec l'ASSE et avec la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer