Les étudiants veulent maintenant faire reculer Marois

Les présidentes Martine Desjardins et Éliane Laberge, respectivement... (La Presse Canadienne)

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Les présidentes Martine Desjardins et Éliane Laberge, respectivement de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) et  de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ)

La Presse Canadienne

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(Québec) Les présidentes des fédérations étudiantes universitaire et collégiale exultaient moins d'une heure après l'annulation de la hausse des droits de scolarité par la première ministre. Martine Desjardins et Éliane Laberge s'attaquent maintenant à faire reculer Pauline Marois sur son intention d'indexer ces droits.

La leader de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) s'est montrée particulièrement radieuse. «Nous avons un large sourire», a-t-elle fait remarquer d'elle-même, en point de presse, jeudi, sur la colline parlementaire.

Il s'agit «d'une des plus grandes victoires du mouvement étudiant. C'est le triomphe de la justice et de l'équité».

Le mérite en revient «aux étudiants et aux citoyens qui ont voté massivement pour un gouvernement plus ouvert» à collaborer, a lancé Mme Desjardins, sans relever le fait que le Parti québécois a récolté moins du tiers des suffrages aux élections et que le Parti libéral du Québec de Jean Charest, qui avait décrété l'augmentation, a reçu à peine 1 % moins de votes que le PQ.

La présidente de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) s'est aussi félicitée d'une victoire historique. Une «victoire pour tous les citoyens québécois, pour tous les étudiants des générations à venir, en préservant l'accessibilité aux études», a insisté Éliane Laberge.

Mme Laberge a enchaîné en mentionnant que «l'histoire n'est pas terminée. Nous nous dirigeons maintenant vers le Sommet» sur l'éducation que Pauline Marois a promis de tenir. La FECQ et la FEUQ ont des attentes bien précises, à ce sujet.

L'importance des militants

En matinée, Martine Desjardins a fait valoir qu'Éliane Laberge et elle comptent sur les militants péquistes pour faire reculer Pauline Marois sur un autre aspect des droits de scolarité. Les deux jeunes femmes s'entendent pour dire que seul le gel des droits de scolarité leur apparaît comme l'aboutissement acceptable au mouvement de protestation du printemps.

«Nous avons beaucoup entendu Mme Marois parler d'indexation» des droits de scolarité pendant la campagne électorale, a convenu Martine Desjardins. Mais, a-t-elle tranché, «rien n'est encore joué.

«Ce n'est toujours pas la position du PQ, a-t-elle précisé. Dans sa plate-forme électorale, [le Parti québécois] a une position de gel dans l'attente de la tenue d'un Sommet» sur l'éducation.

«Si le PQ veut modifier sa position, cela devra être dans le cadre de leur congrès, en novembre. Nous avons l'impression que ce ne sont pas tous les membres du Parti québécois qui défendront cela [l'indexation]. Attendons de voir. Je suis plutôt convaincue qu'on va prôner une mesure d'accessibilité aux études», soit le gel de la facture pour accéder à l'université.

«On sait qu'au niveau du gouvernement péquiste, il y a souvent de bons débats, a-t-elle renchéri. Ça va faire changement du gouvernement libéral!»

En fin d'après-midi, Éliane Laberge a servi une mise en garde. «Nous avons vécu une période de tensions extrêmes [au printemps, avec d'incessantes manifestations dans les rues, en particulier, à Montréal].

«On peut laisser tomber les armes», a-t-elle dit après avoir vanté le Parti québécois de Pauline Marois d'avoir honoré sa promesse. «Cela ne veut pas dire que nous laissons tomber nos valeurs et nos opinions.»

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