Conflit étudiant: entente de principe avec les profs de cégeps

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La ministre de l'Éducation Michelle Courchesne - qui ne sollicite pas un renouvellement de mandat - a précisé la nature de l'aide: un «ajout temporaire de ressources qui travailleront exclusivement» auprès des jeunes et «viendront appuyer directement» les professeurs.

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Le Québec en élections

Le premier ministre Jean Charest a mis un terme à son gouvernement le 1er août 2012, en déclenchant officiellement des élections générales pour le 4 septembre. »

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(Sherbrooke) L'entente est tombée on ne peut plus à point, mardi matin, pour Jean Charest. Pendant que le chef libéral plaidait que «l'intransigeance» des leaders étudiants a empêché tout règlement de la crise sur les droits de scolarité, il a révélé qu'un accord de principe était intervenu entre ses négociateurs et ceux représentant les syndiqués et les patrons des cégeps en conflit.

Dans un communiqué de presse, la Fédération nationale des enseignants et enseignantes du Québec s'est montrée satisfaite «d'obtenir les renforts nécessaires pour offrir les cours et pourvoir à l'encadrement nécessaire à la réussite des étudiantes et des étudiants».

La Fédération, qui est affiliée à la CSN, a insisté plus particulièrement sur le soutien aux jeunes «en provenance du secondaire, comme nous l'avons ardemment défendu depuis le début».

L'accord n'est cependant pas encore ratifié, a fait savoir l'organisation défendant les intérêts de 85 % des professeurs, au niveau collégial. Son approbation se jouera d'ici deux semaines.

Le Comité patronal de négociations des collèges fait partie de l'entente de principe. Quatorze cégeps, tous dans la région de Montréal, ont été touchés par le mouvement de contestation dirigé contre la décision du gouvernement Charest de hausser la facture pour s'inscrire à l'université.

«La grève étudiante, signale la Fédération, a entraîné la réorganisation du calendrier scolaire dans de nombreux cégeps.» Les cégépiens «seront ainsi appelés à terminer la session de l'hiver en plus d'avoir à réaliser la nouvelle année dans le cadre de la durée habituelle d'une année scolaire. C'est dans ce contexte qu'il fallait revoir les conditions d'enseignement et d'apprentissage.»

La ministre de l'Éducation Michelle Courchesne - qui ne sollicite pas un renouvellement de mandat, le 4 septembre - a précisé la nature de l'aide : un «ajout temporaire de ressources qui travailleront exclusivement» auprès des jeunes et «viendront appuyer directement» les professeurs. Elle ne dévoile pas le coût de l'opération.

Argent mérité

De son côté, la chef du Parti québécois Pauline Marois a estimé que les professeurs méritent l'argent qui leur est attribué en vertu de l'entente. Elle a déploré que le gouvernement ait à débourser une telle somme.

«Le premier ministre voulait augmenter la contribution des étudiants aux universités, mais actuellement, c'est l'inverse qui est en train de se produire», a-t-elle soutenu. Elle a expliqué que le conflit coûte cher à la société québécoise en raison des montants qui ont été versés à la Sécurité publique pour le déploiement de policiers.

Quant à lui, le chef caquiste François Legault a réagi en déclarant que «nous, contrairement au PQ, on a voté pour que les injonctions soient respectées et pour le retour aux études. C'est important, le droit aux études, et chaque étudiant qui veut retourner aux études doit pouvoir le faire. [...] Une injonction, c'est un ordre de la cour. Les injonctions doivent être respectées. Là, maintenant, on a une loi 78, on a voté pour, elle pose des balises pour s'assurer que les cégeps soient pas bloqués. Moi, je m'attends à ce que tout ce qui est nécessaire de faire, et qu'on utilise des policiers pour le faire [soit fait pour] que les étudiants, qui ont le droit d'étudier, puissent retourner aux études. Et je m'attends aussi à avoir toute la collaboration des enseignants.»

Questionné spécifiquement sur le recours à la force, M. Legault a précisé que le «tout ce qui est nécessaire» dont il parlait pouvait aller jusque-là.

Avec Annie Mathieu et Jean-François Cliche

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