Les votes de grève étudiante n'ont aucune légitimité (Charest)

Dossiers >

Le Québec en élections

Politique

Le Québec en élections

Le premier ministre Jean Charest a mis un terme à son gouvernement le 1er août 2012, en déclenchant officiellement des élections générales pour le 4 septembre. »

Jean Charest soutient qu'un inscrit ne peut exercer... (Photo: PC)

Agrandir

Jean Charest soutient qu'un inscrit ne peut exercer qu'un boycottage individuel des cours. Il s'est fait fort de réaffirmer que 15 étudiants qui décident de ne pas fréquenter les classes ne peuvent bloquer le passage à cinq qui ont l'intention de s'y rendre.

Photo: PC

Michel Corbeil
Le Soleil

(Richmond) Jean Charest n'accorde aucune légitimité aux votes de grève que tiennent les étudiants.

Au moment où les associations étudiantes organisent des scrutins sur l'idée de défier la loi forçant le retour en classe dans les cégeps et universités dont les cours ont été perturbés, le chef libéral a affirmé qu'il ne reconnaît pas leur validité.

Lors d'un arrêt de sa tournée, à Richmond, dans la circonscription de Saint-François, M. Charest a laissé entendre qu'une petite minorité impose aux autres. Dans le secteur des sciences sociales, à l'Université de Montréal, a-t-il avancé, à peine 9 % des jeunes d'une des associations qui pouvaient participer ont voté contre la reprise des cours.

Le libéral a insisté sur une nuance. Le gouvernement n'est pas l'employeur de ceux qui suivent des cours. Ces derniers ne peuvent prétendre à un arrêt de travail, a-t-il martelé.

Jean Charest soutient qu'un inscrit ne peut exercer qu'un boycottage individuel des cours. Il s'est fait fort de réaffirmer que 15 étudiants qui décident de ne pas fréquenter les classes ne peuvent bloquer le passage à cinq qui ont l'intention de s'y rendre.

Grève et boycottage

Le leader du PLQ a dit exprimer une conviction ancrée chez lui de faire une distinction entre le droit de grève et le boycottage. Il dit ne pas remettre en question le fait que tous les syndiqués sont liés par la décision de déclencher un arrêt de travail, même s'il y a des dissidents.

Il en a profité pour attaquer de nouveau sur ce thème son adversaire péquiste, la chef Pauline Marois. Il a repris pour la énième fois que celle-ci et sa formation ont choisi «la rue».

Au cours des prochaines heures, les résultats de consultations effectuées par des associations collégiales et universitaires seront connus, dont à l'Université de Sherbrooke, dans la circonscription que représente M. Charest.

Entente avec les Cégeps

Il a refusé de donner la moindre précision sur les moyens que son gouvernement pourrait employer, en pleine campagne électorale, pour assurer le respect de la loi 78. Cette législation a fixé un calendrier de reprise des cours qui devaient se terminer au printemps, tout en balisant sévèrement le droit de manifester.

M. Charest a tenu à dire que de défier la loi n'est qu'une possibilité hypothétique. À l'appui de son raisonnement, il a révélé que le gouvernement s'est entendu, hier matin, avec les syndicats d'enseignants et les directions des 14 collèges touchés par les perturbations.

Il a plaidé que son gouvernement a négocié avec les représentants étudiants. Il a aussi soutenu qu'au fil d'un mouvement de contestation, qui ne s'est pas essoufflé pendant des mois, il a bonifié son offre, étalant sur sept ans la hausse des frais de scolarité (254 $ par an) et améliorant le système de prêts et bourses.

Il a rejeté la faute sur les associations qui revendiquent toujours le gel. Ces derniers, a-t-il dit, là aussi conformément au discours qu'il tient depuis des semaines, n'ont répondu que par «l'intransigeance».

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer