Jointe, lundi, la ministre responsable du dossier, Michelle Courchesne, a glissé que les travaux, qui ont débuté en juin et durant une partie de juillet, ont été relancés après une courte période de vacances estivales. Les représentants syndicaux et patronaux du secteur collégial ont été les premiers appelés à la table, a fait savoir la ministre sortante du gouvernement Charest.
Mme Courchesne s'est montrée évasive sur le contenu des pourparlers. La loi 78 a balisé le réaménagement du calendrier scolaire, a-t-elle mentionné. Les rencontres portent sur les «tâches d'enseignement» et les «charges additionnelles» pour «reprendre des sessions».
Tout indique que la question des budgets supplémentaires sera à l'ordre du jour. Mais la politicienne a répondu qu'il est «trop tôt» pour évaluer les montants nécessaires.
Associations étudiantes absentes
Il n'a pas été possible de savoir quand les syndicats et dirigeants d'universités entreront dans la ronde. Chose certaine, les associations étudiantes ne sont pas de la partie : elles n'y étaient pas, lundi, pour la reprise au niveau collégial.
Michelle Courchesne a fait valoir qu'il ne faut pas confondre le travail qui lui incombe d'assurer l'achèvement des études de ceux qui ont été touchés par le conflit étudiant avec le démarrage possible d'un scrutin. En fait, malgré les signaux provenant de tous les horizons, la ministre a tenu à dire «que nous ne sommes pas en campagne électorale, à ce que je sache».