Nadeau-Dubois ne soulève pas les foules

Gabriel Nadeau-Dubois était à Sainte-Luce-sur-Mer samedi après-midi pour... (Photo collaboration spéciale Carl Thériault)

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Gabriel Nadeau-Dubois était à Sainte-Luce-sur-Mer samedi après-midi pour convaincre les amateurs de sculptures de sable de ses principes.

Photo collaboration spéciale Carl Thériault

 

Carl Thériault, collaboration spéciale
Le Soleil

(Rimouski) Les citoyens de Rimouski et de Sainte-Luce-sur-Mer avaient samedi manifestement d'autres préoccupations en tête par un beau temps exceptionnel que de débattre de thèses politiques.

Pas surprenant que seulement une centaine de personnes, essentiellement des militants, aient assisté en fin d'après-midi à une assemblée populaire au Parc de la gare de Rimouski à l'initiative du Collectif Rimouski, démocratie, droits et libertés fondamentales et des militants de la CLASSE, son leader Gabriel Nadeau-Dubois en tête.

La CLASSE qui a d'ailleurs annulé son projet de se rendre sur le site des Fêtes du Saint-Laurent qui se sont terminées samedi par le spectacle de Kenny Rogers.

«On a compris qu'il y avait un malaise. On n'est pas là pour déranger et faire des problèmes, si ça cause de l'inconfort. Nous avons été déçus. Au départ, les organisateurs [des Fêtes du Saint-Laurent] nous avaient dit qu'il n'y avait pas de problème. On n'était plus les bienvenus dans la suite de ce qui s'est passé à Trois-Pistoles», a expliqué Gabriel Nadeau-Dubois.

Plus tôt, à Sainte-Luce-sur-mer, un groupe d'une dizaine de représentants de la CLASSE a distribué le manifeste AVENIR à une population présente pour la 25e édition du concours de sculptures de sable.

«Quand on augmente les frais de scolarité, on limite l'accès à l'éducation universitaire», a argumenté Gabriel Nadeau-Dubois devant un ex-retraité de l'Université du Québec à Rimouski (UQAR), Jacques Lavoie.

«J'ai dit que j'étais pour la hausse, mais que la question de l'accès devait être réglée. Moi, j'ai terminé mon université en 1967 et en 1983, on payait 50 $ de plus par session. Il y a du monde qui n'ont pas mis leurs culottes», a expliqué au Soleil Jacques Lavoie.

Au hasard, une dizaine de personnes interrogées sur cette présence politique à une activité festive -dénuée de toute idéologie - montraient de l'indifférence, un certain soutien aux principes défendus par la CLASSE, mais pas dans tous les moyens déployés ou le rejet du gel à perpétuité des frais de scolarité.

«Quand je me promène, les gens qui viennent me parler sont des gens qui sont en accord. Mais il n'y a personne qui semble être dérangé par notre présence. Personne nous a dit de nous en aller. Les gens ont envie de discuter», a expliqué Gabriel Nadeau-Dubois.

Image de violence

Jocelyn Ross de Sainte-Luce soutient que la CLASSE doit se préoccuper de l'image de violence qui lui colle à la peau. «J'ai connu des jeunes qui n'ont pas pu aller à l'école parce que les parents ne pouvaient pas payer et ils étaient aussi intelligents que les autres. Il faut que le réseau de l'éducation soit mieux géré comme de mettre fin aux recteurs qui augmentent leurs salaires et les primes de départ avant de hausser les impôts. Je n'ai pas de problème avec ça les impôts».

À l'assemblée populaire au Parc de la Gare de Rimouski, le leader de la CLASSE a repris les thèmes «Nous sommes AVENIR» avant d'entendre des intervenants soulever de multiples questions sur la démocratie, le vote étudiant ou le libéralisme économique.

En soirée, une soixantaine de militants encadrés par trois auto-patrouilles de la Sûreté du Québec ont défilé dans les rues du centre-ville de Rimouski.

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