La CLASSE incommode des festivals dans l'Est-du-Québec

La controverse engendrée par le passage de Gabriel... (Photothèque Le Soleil, Steve Deschênes)

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La controverse engendrée par le passage de Gabriel Nadeau-Dubois à l'Échofête de Trois-Pistoles a des échos du côté des festivals de Baie-Comeau et de Rimouski.

Photothèque Le Soleil, Steve Deschênes

 

Marc Larouche et Carl Thériault, collaboration spéciale
Le Soleil

(Rivière-du-Loup) La tournée provinciale de la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) indispose de plus en plus de festivals des deux côtés du fleuve. La mésaventure vécue par l'Échofête de Trois-Pistoles a des échos à Baie-Saint-Paul et à Rimouski. Là, des spectateurs des Fêtes du Saint-Laurent avisés de la présence du porte-parole Gabriel Nadeau-Dubois ont même demandé à être remboursés.

«Aucun billet n'a été remboursé. Nous avons notamment rassuré la clientèle de plus de 65 ans qui viendra entendre Kenny Rogers et ne veut pas avoir de problèmes», commente le directeur général des Fêtes du Saint-Laurent, Sébastien Noël.

Les membres de la CLASSE pourront circuler sur le site du parc Beauséjour, pourvu qu'ils paient leur entrée par l'achat d'un bracelet. «Je ne peux les empêcher d'écouter un spectacle avec un petit carré rouge, mais s'ils distribuent des tracts, on les sort du site. Le festival est fait pour s'amuser, pas pour jaser de politique.»

À Baie-Saint-Paul, la CLASSE n'est pas la bienvenue sur le site du Festif. «En regard de ce qui se passe à l'Échofête, nous avons décidé de ne pas mélanger notre festival avec des causes politiques et avons refusé d'accueillir la CLASSE sur notre site», affirme Clément Turgeon, président du Festif. «Ce n'est pas que l'on déteste la CLASSE, mais nous préférons concentrer nos énergies sur nos activités.» Leurs représentants devront distribuer leurs dépliants ailleurs en ville.

La CLASSE participera samedi à une assemblée populaire à 17h au parc de la Gare à Rimouski. Le tout sera suivi d'une «manifestation familiale» convoquée par le collectif Rimouski, démocratie, droits et libertés fondamentales.

Publicité gratuite

Pendant ce temps, à Trois-Pistoles, Mikael Rioux de l'Échofête soutient que la publicité nationale gratuite qu'a suscitée la controverse entre le festival et ses commanditaires a des effets bénéfiques. «Le téléphone ne dérougit pas. Les gens appellent de partout pour faire des dons», dit-il. Il est possible de le faire directement par le site Internet, www.echofete.ca.

«Nous voulons être autonomes à 100 % depuis longtemps. Peut-être cette controverse nous permettra d'y arriver», conclut Mikael Rioux. Certaines activités seront déménagées du site appartenant à la Ville de Trois-Pistoles au Caveau-Théâtre de Victor-Lévy Beaulieu. Des discussions sont en cours afin de présenter les activités théâtrales prévues à la programmation en marge du festival. Les organisateurs s'attendent à une foule record.

Le budget annuel de l'Échofête est de 120 000 $. La participation financière approximative des différents partenaires qui remettent en question leurs commandites est de 15 000 $. Pour la présente programmation, l'Échofête profite d'une subvention fédérale de 12 500 $. L'Échofête débute jeudi avec des spectacles des Vulgaires Machins et de GrimSkunk.

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