Il n'existerait que deux initiatives du genre dans la province: à Alma, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, et à Grondines, dans Portneuf. Inaugurée en 1990, la serre Éducopousse de l'école Saint-Charles-de-Grondines vient de subir une cure de rajeunissement. Une occasion de célébrer pour tout le monde.
«En termes de sens, il s'agit de travaux importants», lance d'emblée le directeur de l'école, Jacques Moffette, qui indique que le remplacement du revêtement extérieur de la serre «permettra l'utilisation des installations à vocation pédagogique et de financement pour les 20 prochaines années».
En fonction de mars à juin, les élèves y préparent des semis de fleurs et de légumes qu'ils rapportent à la maison ou vendent pour financer les activités à la fin de la saison. Les enseignants se servent également de la serre pour réaliser certaines expériences prévues au programme de sciences et technologies.
«À cet égard, les possibilités qu'offre la serre éducative sont nombreuses. L'an dernier, nous avons fabriqué une mangeoire d'oiseau. Cette année, nous avons parlé des insectes et mis en place un programme de compostage. L'an prochain, la thématique des minéraux sera exploitée», précise M. Moffette.
Projet rassembleur
Mais il y a plus. Pour la petite école de rang menacée de fermeture à plusieurs reprises en raison de son faible effectif - elle accueille en moyenne entre 40 et 50 élèves chaque année -, la serre Éducopousse est devenue un projet rassembleur.
«La serre survit parce que les parents et des bénévoles s'en occupent, notamment pour l'arrosage des plants qui doit être fait deux fois par jour. La serre de l'école a été une façon de créer des liens entre les enfants et la communauté», commente la présidente du conseil d'établissement, Annie Grandmont.
Si la serre a été construite à l'époque grâce à une compensation versée par Hydro-Québec pour le passage de la ligne sous-fluviale Radisson-Nicolet-Des Cantons, l'école Saint-Charles-de-Grondines a cette fois-ci pu compter sur l'aide de la commission scolaire de Portneuf, de la caisse Desjardins de l'Ouest de Portneuf, du Fonds éco-école parrainé par Metro, du député Michel Matte et de l'entreprise Aliksir pour financer les 12000$ requis pour l'exécution des travaux.