Subventions aux écoles privées: Courchesne encore contestée

Dans l'opposition, on reproche à Michelle Courchesne, en... (La Presse Canadienne)

Agrandir

Dans l'opposition, on reproche à Michelle Courchesne, en substance, de gérer les fonds publics de façon arbitraire dans tous les dossiers qu'elle touche.

La Presse Canadienne

 

Jocelyne Richer
La Presse Canadienne
Québec

La ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, a eu du mal, jeudi, à justifier une augmentation de la subvention annuelle à des écoles privées qui ne respectent pas le régime pédagogique du Québec depuis des années.

Il s'agit dans certains cas des mêmes écoles qui avaient mis la ministre Courchesne sur la sellette, en 2009, quand elle avait finalement admis, après avoir nié les faits, qu'elle avait modifié le calendrier scolaire pour accommoder quelques écoles juives orthodoxes qui refusaient de se conformer au régime pédagogique. Certaines fonctionnaient même sans permis.

Le député caquiste Éric Caire a interpellé la ministre en Chambre pour dénoncer sa gestion discrétionnaire des fonds publics versés aux écoles privées confessionnelles hors-la-loi, au mépris des normes en vigueur année après année.

Une fois de plus, jeudi en Chambre, la ministre Courchesne a fait l'objet d'un tir groupé de la Coalition avenir Québec (CAQ) et de l'opposition péquiste dans plusieurs dossiers sous sa gouverne, qu'il s'agisse de sa gestion des places en garderie ou de l'attribution de subventions aux équipements sportifs, contestée par le vérificateur général, ou encore des subventions aux écoles privées confessionnelles en infraction du régime pédagogique.

Dans l'opposition, on lui reproche, en substance, de gérer les fonds publics de façon arbitraire dans tous les dossiers qu'elle touche.

Voyant que sa ministre était dans l'eau chaude, le premier ministre Jean Charest a pris sa défense, se levant en Chambre pour affirmer qu'il était très fier d'elle.

Selon les données recueillies par la CAQ, notamment à partir du rapport annuel de la Commission consultative de l'enseignement privé, l'Académie Beth Tziril, une école juive orthodoxe, a vu sa subvention augmenter de 164 000 $ (passant de 521 000 $ à 685 000 $) entre 2007 et 2011, et ce, même si la grande majorité du personnel enseignant de l'école ne se qualifie pas pour enseigner.

Dans un autre cas, l'Académie culturelle de Laval, de confession musulmane, a vu sa subvention passer de 494 000 $ à 633 000 $, de 2007 à 2011, malgré des infractions et des avis défavorables de la commission.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer