Les enseignants s'inquiètent pour la rentrée

Sur cette photo, des citoyens participent à la... (Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse)

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Sur cette photo, des citoyens participent à la 37e manifestation nocturne à Montréal.

Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse

La Presse Canadienne
Granby

Un sentiment d'incertitude habite les enseignants à l'issue du 30e Congrès de la Fédération nationale des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) qui s'est tenu cette semaine à Granby.

La nouvelle présidente, Caroline Senneville, du cégep Limoilou, amorce un mandat dans un climat social en pleine effervescence et où la crise étudiante impose de nombreux défis aux professionnels.

Lundi, la Fédération rencontrera la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, pour discuter de la rentrée du mois d'août et du nécessaire remaniement pédagogique pour terminer la session d'hiver dans les quelques cégeps et facultés universitaires touchés par la grève et la loi 78.

La rencontre est prévue en matinée, en présence de la CSN. Il est clair que les conditions d'enseignement seront abordées, particulièrement si les professeurs doivent donner deux sessions en une à l'automne.

En faveur des étudiants

L'ancien président de le FNEEQ, Jean Trudelle, a régulièrement pris position en faveur des étudiants. La nouvelle présidente, qui siège à l'exécutif de la Fédération depuis 11 ans, n'a pas l'intention de rompre avec cette ligne de pensée, affirmant que le mandat des membres demeure le même.

Les enseignants demeurent mobilisés dans le conflit. Celui-ci, selon Mme Senneville, touche à des thèmes proches de leurs luttes traditionnelles, à savoir la qualité de l'éducation et son accessibilité.

Cela dit, les membres de la FNEEQ entament tout de même les vacances avec plusieurs appréhensions. À l'horizon, le retour en classes sous le coup de la loi 78 forcera la reprise de l'enseignement, la délivrance des cours et l'imposition d'amendes salées en cas de non-respect du libre accès aux établissements d'enseignement.

«Certains enseignants ont passé nuit blanche par-dessus nuit blanche en se demandant comment se comporter et s'ils devront enseigner sous escorte policière», a confié Mme Senneville.

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) regroupe quelque 27 000 membres qui oeuvrent notamment dans 46 cégeps, 34 établissements d'enseignement privés et une dizaine d'établissements universitaires.

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