Le conflit trouve écho dans les médias étrangers

Le visage de Gabriel Nadeau-Dubois s'impose. On le... (Photo PC)

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Le visage de Gabriel Nadeau-Dubois s'impose. On le compare autant à Ryan Gosling sur le site de la BBC qu'à un «Cohn-Bendit québécois» dans le journal suisse La Tribune, en référence à l'un des principaux acteurs du mouvement étudiant de mai 68 en France.

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Isabelle Houde
Le Soleil

(Québec) Au moment où le mouvement des casseroles s'étend à travers le Canada et même jusqu'à Londres, le conflit étudiant trouve un écho de plus en plus important dans les médias étrangers. Gabriel Nadeau-Dubois, comparé à Ryan Gosling, vole la vedette en France et au Royaume-Uni. Banane Rebelle, bien de chez nous, a quant à elle gagné une vitrine... dans le China Post!

Le mouvement des casseroles a voyagé jusqu'à Londres, mercredi, où 150 citoyens ont sorti leurs «pots and pans» devant Trafalgar Square pour manifester leur appui aux étudiants québécois. Près de 70 autres rassemblements ont fait résonner le mouvement à New York, Paris, San Jose (Costa Rica) et dans de nombreuses villes canadiennes.

L'image des casseroles commence aussi à s'imposer dans les médias étrangers. The Guardian, un quotidien britannique, a envoyé son correspondant new-yorkais à Montréal pour prendre le pouls de la situation. Dans son article coiffé du titre «Les manifestations canadiennes carburent au pouvoir de la casserole [Canadian protests fuelled by pan-power]», Adam Gabbatt racontait hier sa visite dans le quartier de Villeray, à Montréal, qualifiant le mouvement des casseroles de «manifestation réussie contre une loi d'urgence draconienne dictée pour briser ce qui avait commencé comme une manifestation locale contre la hausse des droits de scolarité».

Outre les casseroles, c'est le visage de Gabriel Nadeau-Dubois qui s'impose. On le compare autant à Ryan Gosling sur le site de la BBC qu'à un «Cohn-Bendit québécois» dans le journal suisse La Tribune de Genève, en référence à l'un des principaux acteurs du mouvement étudiant de mai 68 en France. «Gabriel Nadeau-Dubois ne prend plus le métro», indique The Guardian au début de son portrait du jeune leader, qui s'attarde aux conséquences de sa popularité. Devant les menaces de mort qu'il reçoit régulièrement, Nadeau-Dubois confie au quotidien «être obligé de prendre des mesures de sécurité particulières», comme l'emploi de gardes du corps.

Libération, de son côté, titrait hier en une: «Au Québec, l'agitateur est le délégué de Classe», pour coiffer un portrait réalisé par sa correspondante montréalaise, Anabelle Nicoud. Le Figaro, lui, présentait mercredi les «leaders qui mènent la fronde au Québec». En premier lieu: Gabriel Nadeau-Dubois, «le jeune leader de 21 ans du syndicat universitaire LA CLASSE ([...] proche de l'extrême gauche)». Léo Bureau-Blouin, président de la FECQ, y était plutôt décrit comme «calme et modéré, [...] le contraire de Gabriel Nadeau-Dubois». Martine Desjardins, présidente de la FEUQ, était absente du tableau, au profit de Jean-François Trudelle, présenté comme le «leader il y a encore quelques semaines du «mouvement des étudiants socialement responsables (classé à droite)».

Selon Influence Communication, plus de 3000 articles et reportages sur la grève ont été publiés dans 70 pays.

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