Conflit étudiant: reprise des négos lundi sans le premier ministre

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Les quatre association étudiantes rencontreront la ministre de l'Éducation Michelle Courchesne et le négociateur du gouvernement Pierre Pilote.

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Samuel Auger

Samuel Auger
Le Soleil

(Québec) Les quatre associations étudiantes sont conviées à une rencontre au sommet ce lundi à 14h avec la ministre de l'Éducation Michelle Courchesne et le négociateur gouvernemental Pierre Pilote. Le premier ministre Jean Charest ne sera pas des négociations.

La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), la Coalition large de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) et la Table de concertation étudiante du Québec (TaCEQ) seront toutes de la partie pour cette rencontre.

Aucun tiers parti ne sera autour de la table. Pas de présence donc des syndicats nationaux ou encore des recteurs des universités québécoises. «Ça va nous aider. Clairement. L'absence de tiers partis va nous aider. Ça va accélérer le processus. Le gouvernement comme nous connaît tous les différents éléments du dossier», a fait savoir hier la présidente de la FEUQ, Martine Desjardins.

En dépit de la demande des fédérations étudiantes et de la chef du Parti québécois, Pauline Marois, le premier ministre du Québec, Jean Charest, ne sera officiellement pas de la partie. «On va voir... On ne veut pas être trop pessimiste non plus. Tout d'un coup qu'il serait là demain», précise Martine Desjardins, qui plaide toujours pour une intervention du premier ministre.

Les étudiants entameront donc ce nouveau bras de fer avec le négociateur habituel du gouvernement, Pierre Pilote. La nouvelle ministre de l'Éducation Michelle Courchesne et le ministre délégué aux Finances Alain Paquet seront aussi autour de la table. Selon les étudiants, cette rencontre sera bel et bien une ronde de négociations. «Pour nous, c'est une négociation. On est prêt à rester là plusieurs jours, mais pas faire de blitz de nuit comme on avait vu la dernière fois. Dormir sur le coin d'une table, j'ai donné», insiste Martine Desjardins.

La hausse

La FEUQ comme les autres associations étudiantes s'attendent à discuter de l'épineuse question de la hausse des droits de scolarité de 1778,70 $ en sept ans. «Pour nous, c'est clair, et je pense que Mme Courchesne a acquiescé à ça, on doit s'assurer que la question des frais de scolarité va être abordée», indique la présidente de la FEUQ.

Il s'agit d'une deuxième tentative de négociation formelle entre Québec et les représentants étudiants. La première ronde de négociation avait conduit à une entente de principe signée par les leaders étudiants, mais rejetée massivement dans les jours suivants par les collégiens et universitaires de la province.

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